Ubi Soft chute en bourse, ou quand pointe le sombre fantôme du rachat…
Ecrit par Philid | Actu, Business
Deux annonces et paf, c’est la crise chez Ubi Soft.
Il aura en effet suffit de deux reports coup sur coup pour mettre l’éditeur français dans le rouge avec une dégringolade de tout de même 21% du cours de son action, celle-ci s’échangeant autour de 11€ alors qu’elle en valait plus de 30 il n’y a pas un an et plus de 60 en 2007.
Les fautifs ? Splinter Cell Conviction et Red Steel 2. Le premier, faisant partie des titres les plus attendus par les joueurs depuis l’E3 se voit une nouvelle fois reporté et devra donc se passer d’un Noël 2009 qui s’annonce chargé. Un mal pour un bien sans doute puisqu’il évitera à Ubi de jouer toutes ses cartouches en même temps et donc, de gagner un peu de visibilité pour chacun de ses blockbusters.
Le second, attendu sur Wii par les quelques gamers de la console, en plein bad trip depuis la sortie de Madworld et devant le vide intersidéral qui s’annonce pour les mois à venir est confronté au même problème, maintenant attendu pour le premier trimestre 2010 pour cause de peaufinage.
La volonté qu’affiche ainsi Ubi Soft, ne souhaitant mettre sur le marché ses licences phares qu’une fois véritablement finies est plus que louable. Bien sûr, il s’agit aussi de prendre soin de son image de marque, mais le joueur ressort de son côté comme le grand gagnant de l’histoire, pouvant attendre sereinement les titres de l’éditeur.
Malheureusement, une telle politique peut aussi se révéler dangereuse à l’heure ou les investisseurs deviennent de plus en plus frileux.
Avec des prévisions revues plusieurs fois à la baisse, malgré une situation financière loin d’être catastrophique et un catalogue de titres à venir qui a de l’allure (Assassin’s Creed 2, Avatar, Lapins Crétins : la Grande Aventure et bien sûr Splinter Cell : Conviction et Red Steel 2), Ubi n’a ainsi pu éviter la douche froide qui avec elle, permet à toutes les rumeurs de rachats de renaître presque 5 ans après qu’EA se soit déjà accaparé de 20% du capital.
Une situation qui résonne comme une leçon et qui prouve bien que le jeu vidéo est avant tout une histoire de business, et que comme toute industrie de masse, elle est soumise à des règles pas forcement très kikoolol.
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