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	<title>My Gamer's Life</title>
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	<description>Blog jeux vidéo, gaming, actu, retro and co...</description>
	<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 19:34:12 +0000</pubDate>
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		<title>Trailers de jeux vidéo : ces musiques qui étonnent&#8230; (et déchirent)</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 13:58:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philid</dc:creator>
		
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Au fil des progrès techniques auxquels on a pu assister au cours des dernières années, les jeux vidéo ont rapidement su s’inspirer du 7ème Art pour faire des trailers, de nouveaux moyens de communications impactants.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1030" title="musique-trailers-jeux-video" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2012/01/musique-trailers-jeux-video.png" alt="musique-trailers-jeux-video" width="535" height="102" /></p>
<p>Au fil des progrès techniques auxquels on a pu assister au cours des dernières années, les jeux vidéo ont rapidement su s’inspirer du 7ème Art pour faire des trailers, de nouveaux moyens de communications impactants.</p>
<p>Bien souvent imparfaites, nombreuses sont pourtant les bandes annonces à avoir su marquer durablement les joueurs : la 3D permet des folies face auxquelles le cinéma peut durement rivaliser. Entre naïveté et surenchère, les réalisateurs parfois improvisés de ces vidéos n’en démontrent pas moins un véritable talent.</p>
<p><span id="more-1029"></span></p>
<p>Mais le jeu vidéo est plein de contradiction et c’est bien le média qui pourrait se permettre le plus qui se voit pourtant trop souvent enfermé dans des univers ultra codifiés, guerriers, violents et bourrés de testostérones.</p>
<p>Le trailers devient dès lors un outil idéal pour apporter un peu de fantaisie au cœur de cette guerre : n’hésitant pas à créer de toutes pièces une séquence qui n’apparaitra à aucun moment du titre, ces trailers sont l’occasion de casser, le temps de quelques minutes, les barrières d’un univers qui aura bien du mal à accepter le moindre temps mort, une fois la manette entre les mains du joueur. Outils essentiel et efficace, la musique joue ici un rôle primordial pour donner de l’épaisseur à un jeu, une couleur différente qui, si elle ne se révèle que le temps d’une bande annonce, parvient à donner, avant même la sortie d’un titre, un charme fou à des séquences pourtant sanglantes.</p>
<p>Petit passage en revue des musiques qu’on aurait pas imaginées là, mais qui, une fois le trailer fini, nous paraissent finalement comme évidentes.</p>
<h3>Gears of War : Mad World Trailer</h3>
<p><strong><em>Gears of War</em></strong> est un habitué du genre. Jeu le plus <em>Bad Ass</em> de cette génération, il ose, dès son premier épisode, prendre les joueurs à contre pied avec <strong><em><a title="Mad World - Gary Jules" href="http://www.youtube.com/watch?v=4N3N1MlvVc4" target="_blank">Mad World</a></em></strong>, splendide chanson interprétées par <strong><em><a title="Gary Jules" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gary_Jules" target="_blank">Gary Jules</a></em></strong>. Pas dénuée de sens, l’association marche finalement à merveille, la pureté du titre venant créer un contraste hypnotique avec le chaos des images. On regrette alors juste de ne pas le retrouver une fois dans le jeu…</p>
<p><object width="525" height="297" data="http://www.youtube.com/v/M-2AjBSxU88?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/M-2AjBSxU88?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<h3>Tomb Raider Underworld : Lacrimosa</h3>
<p>La musique classique a depuis bien longtemps envahi les salles de cinéma. <a title="Barry Lindon" href="http://www.youtube.com/watch?v=91sfrw106xs" target="_blank"><strong>Barry Lindon</strong></a> (Haendel), <a title="Apocalypse Now" href="http://www.youtube.com/watch?v=G4ElJvlaLv8" target="_blank"><strong>Apocalypse Now</strong></a> (Wagner), <a title="Casino - opening scene" href="http://vimeo.com/32079751" target="_blank"><strong>Casino</strong></a> (Bach) et bien entendu, <a title="Amadeus - Confutatis" href="http://www.youtube.com/watch?v=tlPQD04tn88&amp;feature=related" target="_blank"><strong>Amadeus</strong></a> (…Mozart), la liste des longs-métrages ayant su brillemment se réapproprier la musique classique est longue. Elle l’est beaucoup moins si l’on s’intéresse aux jeux video. Cristal Dynamics trouve pourtant le titre ideal pour accompagner un personage emblématique, médiatique et lui aussi classique. <em><strong>Lara Croft</strong></em>, que le temps (et les suites sans intérêt) n’a pas épargnée renait sous une pluie évocatrice. <strong><em>Lacrimosa</em></strong> (Mozart, toujours) lui va finalement à ravir.</p>
<p><object width="525" height="297" data="http://www.youtube.com/v/F7KByCegV6I?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/F7KByCegV6I?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<h3>Ridge Racer : Unbounded</h3>
<p>Toujours du côté de la musique classique, certains n’hésitent pas à tenter des associations beaucoup moins évidentes et pas moins efficaces pour autant. Entendre ainsi résonner la <em><strong>Nocturne No 15</strong></em> de <em><strong>Chopin</strong></em> à la découverte du nouveau volet de <em><strong>Ridge Racer </strong></em>est un brin déconcertant. Le contraste entre la frénésie visuelle du trailers et la Nocturne est percutant, la voix froide et déterminée servant de liant à ce mélange audacieux. La dubstep qui termine le trailer était en revanche tout à fait dispensable…</p>
<p><object width="525" height="297" data="http://www.youtube.com/v/Ofrczmkt9Tg?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Ofrczmkt9Tg?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<h3>Dead Island</h3>
<p>Le contre-emploi a notamment d’intéressant qu’il est parfois à l’origine d’un véritable malaise, lorsque la musique qui arrive à nos oreilles est en totale contradiction avec l’image. Avec certainement l’un des meilleurs trailers de 2011, <strong><em>Dead Island</em></strong> l’a parfaitement compris. Profitant d&#8217;une mise en situation très concrète et instantanément dérangeante, la bande annonce perturbe aussi dans sa forme. On remarque bien sûr les images, passées à l’envers – idée géniale au demeurant- mais on reçoit aussi en plein tronche une musique à la sérénité à toute épreuve qui accompagne avec force les gerbes de sangs qui défilent.</p>
<p><object width="525" height="297" data="http://www.youtube.com/v/lZqrG1bdGtg?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lZqrG1bdGtg?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<h3>Assassin’s creed</h3>
<p>Tout comme Gears of War, <em><strong>Assassin’s Creed</strong></em> s’est à plusieurs reprise distingué par sa musique. Tout du moins le temps de quelques trailers, la bande originale du jeu en lui-même n’ayant rien de très singulier. Après <a title="Assassin's Creed 1" href="http://www.youtube.com/watch?v=R4X3wIDjVkg" target="_blank"><em><strong>Massive Attack</strong></em></a> et <a title="Assassin's Creed 2" href="http://www.youtube.com/watch?v=6V4_G68BNMQ" target="_blank"><strong><em>Justice</em></strong></a>, voilà qu’arrive <strong><em>Woodkid</em></strong> et son désormais célèbre <em><strong><a title="Woodkid - Iron" href="http://www.youtube.com/watch?v=vSkb0kDacjs" target="_blank">Iron</a></strong></em>. Le mariage est absolument parfait. La voix, grave, douce et envoutante de son interprète rythmée par la puissance et la lourdeur des percussions donnent un relief saisissant  à un héros vieillissant, téméraire, et qui semble porter à lui seul le poids du monde sur ses épaules. L’association coule finalement de source, mais puisque les chansons se font encore rares dans les trailers actuels, il aurait été dommage de ne pas le citer. Oui et puis ça défonce aussi.</p>
<p><object width="525" height="297" data="http://www.youtube.com/v/AXR7FyyKyFs?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/AXR7FyyKyFs?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<h3>Bonus : Prey 2</h3>
<p>Parce que balancer du <a title="Johnny Cash" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Johnny_Cash" target="_blank">Johnny Cash</a> dans cet univers aux accents de Blade Runner est tout aussi couillu que jouissif.</p>
<p><object width="525" height="297" data="http://www.youtube.com/v/5h2TkpFEsn8?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/5h2TkpFEsn8?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
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		<title>Tintin : au croisement de la BD, du cinéma… et du jeu vidéo</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 13:07:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philid</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Actu]]></category>

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Dans une industrie du cinéma qui voit se suivre les reboots, les grandes sagas et les super héros, j’ai encore du mal à me remettre de la fraîcheur d’esprit dont a su faire preuve Spielberg.
L’homme, s’il n’a plus grand chose à prouver avait pourtant eu du mal à renouveler son cinéma si l’on regarde avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-982" title="tintin_the_movie_1" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/12/tintin_the_movie_1.png" alt="tintin_the_movie_1" width="525" height="113" /></p>
<p>Dans une industrie du cinéma qui voit se suivre les reboots, les grandes sagas et les super héros, j’ai encore du mal à me remettre de la fraîcheur d’esprit dont a su faire preuve <strong>Spielberg</strong>.</p>
<p>L’homme, s’il n’a plus grand chose à prouver avait pourtant eu du mal à renouveler son cinéma si l’on regarde avec attention ses dernières productions. Son style, toujours limpide semblait surnager dans des histoires sans vie, sans saveur et sans héroïsme. <strong>A.I</strong> avait ouvert une porte que <strong>la Guerre des Mondes</strong> s’était empressé d’emprunter pour voir <strong>Indiana Jones</strong> la refermer dans un claquement qui aura traumatisé plus d’un fan.  Il aura fallu un challenge à la hauteur du personnage et peut être un coup de pouce pour retrouver le souffle épique et l’inventivité dont il avait su faire preuve autrefois.</p>
<p><span id="more-981"></span></p>
<h3>De Hergé à Spielberg, de Spielberg à Jackson</h3>
<p style="text-align: left;"><img class="aligncenter size-full wp-image-992" title="tintin_spielberg" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/12/tintin_spielberg.png" alt="tintin_spielberg" width="180" height="325" align="right" />Le challenge, c’est Tintin bien sûr. Bande dessinée culte, son épuration graphique et ses scénarios gravés dans la pierre d’une communauté de fans difficile à combler l’on rendu presque impossible à transposer au cinéma. Son salut, Spielberg le doit sans doute à sa rencontre avec Hergé qui avait parfaitement compris que toute adaptation d’un média à une autre devait passer par une totale réinvention. L’auteur avait explicitement demandé à Spielberg de se réapproprier Tintin et d’en faire un personnage de cinéma : le réalisateur ne pouvait rêver meilleures conditions pour repenser comme il le souhaitait et sans craindre les foudres, un personnage dont il fallait comprendre l’essence et non simplement le trait.</p>
<p>Le coup de pouce, Spielberg l’a visiblement trouvé du côté de Peter Jackson. Eternel touche à tout, il connaît l’importance de la réécriture et la nécessité de changement pour faire d’une œuvre exceptionnelle sur le papier un film qui l’est tout autant sur grand écran. Il aura certainement su soutenir Spielberg dans le travail d’adaptation magistral qu’il a réalisé. S’ils ont un commun le talent, les deux hommes ont surtout démontré une étonnante ouverture d’esprit au cours de leurs carrières respectives. Fans, geeks dans l’âme, toujours à la recherche de nouveauté, ils se sont probablement apportés mutuellement dans la contextualisation moderne et le volume qu’ils ont su donner à ce Tintin version 2011. Référencé et innovant, Le Secret de la Licorne vient notamment emprunter au jeu vidéo.</p>
<h3>Comprendre Tintin</h3>
<p style="text-align: left;"><img class="aligncenter size-full wp-image-997" title="tintin3" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/12/tintin3.png" alt="tintin3" width="132" height="194" align="left" />Pour parvenir à faire de Tintin un personnage de cinéma à part entière sans en perdre l’essence, encore fallait-il le comprendre. Tintin n’est pas un personnage avec du volume ou une histoire. C’est avant tout une fenêtre entre le lecteur et l&#8217;aventure, aujourd’hui entre le spectateur et une aventure nouvelle. C’est un personnage volontairement lisse que l’on peut très simplement se réapproprier et au travers duquel on voyage. L’histoire de Tintin, elle s’écrit au fil des pages tournées par le lecteur, et les citations que fait le reporter à ses anciennes aventures sont autant de références à des bandes dessinées que le lecteur a parcourues, à des histoires déjà vécues par procuration.</p>
<p style="text-align: left;">En cela, le Tintin de Spielberg remplit parfaitement son rôle. Un rôle souligné par un jeu de reflet subtile qui place le spectateur de l’autre côté d’une vitre dans laquelle il devine sa propre image. Ce Tintin n’est pourtant pas la copie conforme du personnage d’Hergé, mais il en garde la principale substance : il est le miroir de notre génération, plus dynamique, parfois faillible, parfois surhumain.</p>
<p style="text-align: left;">Spielberg comprend qu’un média parvient aujourd’hui offrir ce type de dépaysement par procuration qui s’inscrit parfaitement dans la continuité du travail d’Hergé : Tintin devient un personnage de jeu vidéo porté sur grand écran. Si le reporter était le narrateur et les yeux du lecteur, la citation du jeu vidéo permet de pousser l’expérience dans d’autres sphères : avec des valeurs de production en constante hausse, le jeu vidéo offre désormais au public le contrôle d’autant de Tintin, d’autant d’aventures, d’autant d’histoires que de titres sortis. Je trouve le parallèle fascinant, d’autant plus qu’il vient d’un réalisateur sur le point de fêter ses 65 ans, mais qui ne cesse de démontrer son intérêt pour cette nouvelle forme de narration. Les outils qu’il utilise pour tisser ce parallèle le sont tout autant.</p>
<h3>Un jeu dont on est le spectateur</h3>
<p>Nombreux sont les réalisateurs à s’être cassés les dents sur des adaptations de jeux vidéo en film : sans doute manquaient-ils de recul vis à vis de chacun des médias. Ils se sont surtout, dans leur grande majorité, appuyés sur les scénarios des jeux dont ils s’inspiraient pour que l’affiliation soit faite. Spielberg procède différemment : ses références sont visuelles, pleines de sens et finalement beaucoup plus percutantes que ce qui nous as jusqu’à présent été donné de voir.</p>
<p>Au delà de la nature même de Tintin qui, dès ses début avait sans le savoir tous les codes du personnage de jeu vidéo et surtout le rôle de lien actif entre l’histoire et le spectateur, Spielberg souligne habilement ce statut à de multiples reprises.</p>
<p>On parlait des reflets omniprésents : tout au long du film, Spielberg s’amuse à dévoiler ses protagonistes et Tintin le premier à travers de multiples prismes, comme autant de versions d’un même personnage qu’on se réapproprie et que l’on redéfinit en fonction du contexte, des situations et des générations auxquelles on s’adresse. Or, le réalisateur connait la démocratisation nouvelle du jeu vidéo et la puissante créativité qui le caractérise depuis plusieurs années. L’interaction, l’évolution technique qu’il a connu et la multiplication de jeux mettant la narration au cœur de leurs systèmes ont permis au jeu vidéo de prendre une importance majeure à côté du cinéma lorsqu’il s’agit de vivre une aventure.</p>
<p>Et c’est bien là que Spielberg démontre son génie : il semble tout à fait conscient de la situation et sait en tirer partie de la meilleure des manière. Le réalisateur est ainsi parvenu à décrypter les codes du jeu vidéo, à en comprendre la grammaire visuelle pour mieux la réinjecter dans son film. Les exemples sont nombreux.</p>
<p>Outre la 3D qui confère au film une patine « jeu vidéo » indéniable, on s’attardera sur plusieurs scènes confondantes : passage de plateforme, séquence en vue subjective, course poursuite faisant écho à Uncharted… Autant d’exemples très marquants pour peu que l’on connaisse ces œuvres. Une affiliation au jeu vidéo qui n’est pas que visuelle, puisqu’elle transparait aussi dans le caractère du personnage et les situations. La course poursuite est hautement symbolique : Tintin a tout du personnage de jeu vidéo <em>too much</em>, qui frôle la mort à chaque seconde, saute, rebondit, attaque, s’accroche, court et ne s’arrête jamais, forcé et contraint de continuer s’il veut entrevoir la fin de son aventure. On attend presque mécaniquement l’apparition d’un QTE à l’écran sans qu’il n’arrive.</p>
<p>Enfin, tout comme le joueur manette en main, Tintin n&#8217;est pas infaillible et rate parfois son coup. Une séquence typique de dead &amp; retry, juste avant de rencontrer le capitaine aura sûrement fait sourire plus d’un joueur. Les non-joueurs également : Spielberg est malin et parvient à moderniser l’œuvre sans pour autant l’enfermer dans un cadre codifié à outrance et qui en deviendrait très certainement hermétique.</p>
<p>Si les multiples références rendent Tintin délicieux, elles dépassent le cadre du film et marquent une étape importante dans la longue et tumultueuse histoire d’amour entre cinéma et jeu vidéo. Spielberg démontre en effet qu’outre l’interactivité, le média a su développer une grammaire visuelle propre  dérivée entre autre du cinéma. Une matière que les créateurs de jeu ont su se réapproprier, digérer pour mieux l’adapter à un média indissociable du contrôle donné à l’utilisateur. Le tour de force vient de la démonstration que ces codes sont tous aussi valables au cinéma. Ils sont bien sûr dans des mains expertes, et le savoir-faire de Spielberg lui permet de tirer pleinement partie de ces références pour dynamiser son film et lui donner une profondeur étonnante. C’est bien en citant le jeu vidéo que Spielberg a su conserver, dans son film, l’âme de Tintin. Un mélange étonnant, audacieux mais génial.</p>
<h3>Fluidité</h3>
<p style="text-align: left; "><img class="aligncenter size-full wp-image-1009" title="tintin41" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/12/tintin41.png" alt="tintin41" width="162" height="312" align="left" />Mais résumer Tintin à ce parallèle que dresse Spielberg avec le jeu vidéo reviendrait à taire bon nombre de ses qualités. Visuellement, le film d’animation est remarquable. On se perd dans le niveau de détail hallucinant que la technologie a rendu possible. Sans pour autant renier un style cartoon assumé du meilleur goût, l’impression de réalisme est saisissante. Là encore, Spielberg adapte d’ailleurs avec intelligence le style d’Hergé : la fluidité de sa mise en scène vient ainsi se substituer à la pureté de la ligne claire d’Hergé. Epuré sur papier, Tintin s’enrichie énormément graphiquement mais sans trahir pour autant l’évidence du style de son auteur. Un vrai tour de force, encore une fois, qui laisse entrevoir le plaisir non dissimulé du réalisateur. La 3D lui permet toutes les folies visuelles, les mouvements de caméras les plus osés. Roi incontesté de la course poursuite, Spielberg s’autorise en la matière un plan séquence monstrueux qui n’a aucun équivalent dans le domaine. Si ce n’est peut être du côté du jeu vidéo.</p>
<p>Enfin, outres les multiples références qui sont venues se greffer au scénario d’origine, Le Secret de la Licorne profite également d’une réécriture salvatrice de l’histoire originale. Spielberg a su s’entourer pour l’occasion : <strong>Edgar Wright</strong>, entre autres, donne aux aventures du reporter le dynamisme des films actuels. On ne serait pas non plus étonné qu’il ai contribué à cette réinvention moderne générale du film, lui que certains connaissent bien pour avoir livrer quelques un des longs-métrages les plus référencés et explosifs de ces dernières années (Shaun of the Dead, Hot Fuzz, Scott Pilgrim).</p>
<p><strong>Sans doute l’aurez vous compris, Tintin et le Secret de la Licorne est un long métrage brillant, subtil et plein d&#8217;audace. Dans le plus pur respect de l’œuvre d’Hergé, Spielberg se réapproprie totalement son personnage et organise une rencontre ambitieuse avec la modernité, appuyée par une citation permanente au jeu vidéo. Et la magie opère parce que cette rencontre ne doit rien au hasard : elle est réfléchie, cohérente, presque évidente. Elle donne à l’œuvre, le contexte et les codes nécessaires pour pouvoir s’adresser à un public qui a grandi et dont les attentes ont évoluées. Associé à la virtuosité d’un réalisateur qui n’attendait que l’occasion de se lâcher, cette prise de risque est récompensée par un film d’animation de très grande valeur.<br />
</strong><br />
<img class="aligncenter size-full wp-image-1003" title="tintin5" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/12/tintin5.png" alt="tintin5" width="525" height="128" /></p>
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		<title>Le trailer de la semaine : Rebelle, le prochain Pixar</title>
		<link>http://www.mygamerslife.fr/le-trailer-de-la-semaine-rebelle-le-prochain-pixar/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 17:36:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philid</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[
Certes, on aurait plutôt tendance à attendre d’un blog qui porte ce nom, la bande annonce d’un jeu vidéo. C’est d’ailleurs bien la vocation de ce nouveau rendez-vous hebdomadaire, qui verra par la suite ce suivre, dans la majeure partie des cas, des trailers de jeux. Les meilleurs même. Ou tout du moins, ceux que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-969" title="rebelle_trailer" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/11/rebelle_trailer.png" alt="rebelle_trailer" width="525" height="118" /></p>
<p>Certes, on aurait plutôt tendance à attendre d’un blog qui porte ce nom, la bande annonce d’un jeu vidéo. C’est d’ailleurs bien la vocation de ce nouveau rendez-vous hebdomadaire, qui verra par la suite ce suivre, dans la majeure partie des cas, des trailers de jeux. Les meilleurs même. Ou tout du moins, ceux que j’apprécie et que j’estime enrichissants pour votre bien-être.</p>
<p><span id="more-967"></span></p>
<p>Oui mais voilà, Pixar n’a aucun équivalent. Avec 12 longs métrages pour presque autant de chefs d’œuvre, le studio a fait parvenir à maturité une recette qui tient du miracle. Merveilleuses pour les plus jeunes, souvent poignantes pour les plus vieux, toujours drôles, fines et maîtrisées, les productions du studio collectionnent généralement les superlatifs tant on ne sait plus où donner de la tête, tant chaque minute, chaque thématique, chaque scène semble avoir fait l’objet d’un travail titanesque. Pourtant, face à son écran, c’est en toute simplicité que l’on se laisse finalement absorber par des œuvres évidentes, comme un tour de magie exceptionnel dont on se délecte sans vraiment en comprendre les mécanismes.</p>
<p>Chaque long métrage est un événement. Chaque bande annonce en est un autre. Rebelle (Brave en VO) se dévoile enfin un peu plus et nous laisse entrevoir tout au long de ses 66 secondes, le délicieux moment que nous réserve le 1er août 2012, jour de sa sortie sur nos écrans.</p>
<p><object width="525" height="297" data="http://www.youtube.com/v/tYg0VgPy6Uk?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/tYg0VgPy6Uk?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;hd=1" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<p>Rebelle vient succéder à Cars 2, certainement le film le moins mémorable du studio. Il arrive également après deux suites directes: l’attente qui pèse sur les épaules de Pixar est énorme. Mais la fébrilité laisse rapidement place à l’impatience à la vue d’une bande annonce au souffle épique incontestable, visuellement monstrueuse et plus simplement pleine de promesses.</p>
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		<title>Après les fêtes de Noël, la gueule de bois ? (partie 2)</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Nov 2011 20:15:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philid</dc:creator>
		
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Deuxième partie de cet article consacré à l’embouteillage de fin d’année. Un article qui respire la joie de vivre, dans lequel on parle d’échecs, d’argent, et du destin funestes qui attend certains jeux dans les semaines et les mois à venir. Relativisons : si plusieurs titres semblent avoir une épée de Damoclès au dessus de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-965" title="rayman_origins_3" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/11/rayman_origins_3.png" alt="rayman_origins_3" width="525" height="139" /></p>
<p>Deuxième partie de cet article consacré à l’embouteillage de fin d’année. Un article qui respire la joie de vivre, dans lequel on parle d’échecs, d’argent, et du destin funestes qui attend certains jeux dans les semaines et les mois à venir. Relativisons : si plusieurs titres semblent avoir une épée de Damoclès au dessus de leur tête, c’est avant tout parce que l’offre n’aura jamais aussi abondante et qualitative. Et ce sont justement les valeurs de production évidentes de ces jeux qui rendent les éventuels échecs d’autant plus cruels. Voire un bon titre finir dans les bacs à 10€ de n’importe quelle grande surface quelques mois après sa sortie est une vision que beaucoup de gamers ont du mal à supporter.</p>
<p>Lister les produits les plus en danger est donc difficile, sans doute hasardeux : aucun des jeux de ce classement ne mérite l’insuccès qui les guète ou qui les a même déjà frappé. Je serai d’ailleurs le plus heureux des hommes s’ils parvenaient à toucher le public qu’ils méritent.</p>
<p><span id="more-935"></span></p>
<h3>Resistance 3</h3>
<p style="text-align: left;"><img class="aligncenter size-medium wp-image-938" title="resistance_3_2" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/11/resistance_3_2-160x300.png" alt="resistance_3_2" width="128" height="240" align="left" />Celui là, il est plutôt facile. Sorti depuis plusieurs semaines, on sait déjà que le troisième opus de la saga a bien du mal à sortir la tête de l’eau. En deux mois, il n’atteint pas les 600 000 exemplaires : c’est moitié moins que son ainé. A y regarder de plus près, les ventes de la série se sont même effritées d’épisode en épisode, le premier ayant su convaincre en sortant au même moment que la PS3. Au cœur d’un désert vidéoludique, le jeu avait charmé les joueurs trop heureux de trouver une oasis au beau milieu d’un désert vidéoludique. Qu’on ne se m’éprenne pas : Resistance est une série de qualité. Elle est seulement et malheureusement pour elle, un poil en dessous de la concurrence, notamment techniquement, ce qui ne pardonne pas quand une demi douzaine de très bons FPS trône à longueur d’année sur les étales. Resistance a su profiter de son avance. Il a juste manqué quelques marches décisives.</p>
<h3>Driver : San Fransisco</h3>
<p><img class="aligncenter size-medium wp-image-942" title="driver_san_fransisco_1" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/11/driver_san_fransisco_1-165x300.png" alt="driver_san_fransisco_1" width="165" height="300" align="right" />Là aussi, on tape dans le jeu déjà sorti. Mais celui-ci fait sans doute un peu plus mal au cœur. Driver est à la fois un bon jeu et une bonne surprise. Alors que la licence avait été trainée dans la poussière par un troisième épisode médiocre puis laissée à l’abandon, il fallait du courage à Ubi Soft pour tenter un reboot d’une série qui aura fait vivre autant de joies que de crises de nerfs aux joueurs. Le paris est parfaitement réussi : fun, Driver parvient à renouer avec le plaisir originel de la course poursuite, comme le premier épisode avait si bien su le faire. Des sensations de pilotage grisantes alliées à un scénario habile et à des idées de gameplay aussi originales qu’agréables ont séduit la plus part de ceux qui ont pu s’y essayer. Problème : ces qualités ne correspondent pas aux attente d’un plus public demandeur mais en manque de repères. Un rendu technique légèrement en dessous de la concurrence, et surtout, une comparaison inévitable avec GTA n’ont pas permis au titre de renouer avec le succès d’antan. Sorti juste avant l’avalanche de titres pour laquelle les joueurs économisaient probablement, profitant difficilement d’un marketing discret, Driver n’atteint pas les 500 000 exemplaires vendus sur 360 et PS3 après plus de deux mois. Espérons qu’une inévitable baisse de prix lui permettra de débuter 2012 mieux qu’il n’a terminé 2011.</p>
<h3>Rayman Origins</h3>
<p style="text-align: left;"><img class="size-full wp-image-948 alignleft" title="rayman_origins_22" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/11/rayman_origins_22.png" alt="rayman_origins_22" width="144" height="471" align="left" />Ca y est, la boule de cristal est sortie. Le premier à en faire les frais n’est autre que Rayman Origins, sorti de l’imagination de Michel Ancel et de son équipe d’Ubi Montpellier. Oui, celui là même à qui l’on doit Beyond Good &amp; Evil, titre qui a marqué autant par ses qualités que par son insuccès la fin d’année 2003.<br />
Et l’amertume que l’on ressent encore à l’évocation de ce souvenir n’est pas moins forte à l’idée que Rayman Origins pourrait connaître le même destin, tant ce nouvel épisode est séduisant. Outre une direction artistique prodigieuse, il ne cesse de venir titiller la corde sensible des joueurs avec des arguments de poids. Jeu de plateforme 2D à l’ancienne, le titre semble proposer un gameplay ultra soigné supporté par un level design inventif, jouissif et plein de challenges. Original, drôle, ultra référencé, Rayman Origins s’apparente à un véritable vent de fraîcheur au cœur d’une industrie parfois frileuse.</p>
<p style="text-align: left;">Pourquoi donc prévoir un destin funeste à un titre aussi prometteur ? Parce que toutes ses qualités présumées peuvent se retourner contre lui en un claquement de doigt. Rayman n’est au fond qu’un « simple jeu de plateforme », porte-étendard d’un genre qu’on pensait presque mort si l’on omet le célèbre plombier moustachu. Coloré et drôle, le titre s’éloigne radicalement des thématiques récurrentes des autres triple A : l’action, la guerre, l’action, le sport, l’action. En misant sur son originalité et la qualité de son gameplay, on imagine que le titre s’aura attirer l’œil du chaland, mais qu’il aura bien du mal à rivaliser face aux productions ultra marketées et sans doutes plus simples à appréhender lorsqu’il s’agira de choisir son ou ses jeux de Noël. Ce serait à n’en pas douter regrettable : Ubi tente ici un paris risqué, celui de proposer un jeu en décalage avec ses concurrents mais aussi peut être avec son mode de distribution. Seul Nintendo se permet encore de sortir ce type de jeu dans le commerce, non sans succès d’ailleurs, le reste de la production ayant su trouver une seconde jeunesse sur les plateformes dématérialisées. A l’éditeur maintenant de mettre en place les mêmes leviers que le constructeur japonais pour donner à Rayman la chance qu’il mérite. Lui réserver un accueil à la hauteur des qualités qu’il laisse entrevoir serait à n’en pas douter un geste fort et plein de bon goût.</p>
<h3>Assassin’s Creed Revelations ?</h3>
<p style="text-align: left;"><img class="aligncenter size-full wp-image-954" title="assassins_creed_revelations_1" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/11/assassins_creed_revelations_1.png" alt="assassins_creed_revelations_1" width="203" height="409" align="right" />Je l&#8217;avoue, voir apparaitre Assassin’s Creed Revelations dans cette liste tient plus du scénario catastrophe que de la prévision. Cependant, plusieurs éléments pourraient venir freiner les ventes de ce quatrième épisode.<br />
Si l’on s’attarde un peu sur les chiffres de ventes des différentes séries qui ont vu le jour sur Xbox 360 et PS3, ils progressent globalement d’épisode en épisode : Uncharted, Gears of War, Modern Warfare, Battlefield ou Batman ont chacun su épouser cette trajectoire qui consiste à profiter de la notoriété du grand frère pour séduire les joueurs « captif » tout en élargissant progressivement son public. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé entre Assasin’s Creed premier du nom et son successeur. Mais pas entre le deuxième opus de la série et sa suite, Brotherhood ayant conquis un peu moins de joueurs. Reste alors à comprendre pourquoi, et à déterminer si ce scénario pourrait se reproduire avec Revelations, voir, s’intensifier.</p>
<p style="text-align: left;">Bien entendu, le choix de ne pas livrer une véritable suite à Assassin’s Creed 2 vient à l’esprit : si dans le fond et dans la forme, Brotherhood est un nouveau jeu à part entière, il prend la suite directe de son prédécesseur plutôt que de raconter une nouvelle histoire. Un choix qui se traduit forcement dans l’accueil que les joueurs réservent au titre : ils sont plusieurs à avoir eu la désagréable et sans doute injuste sensation de devoir débourser 60€ pour débloquer la seconde partie d’un jeu complet. Si l’argument à lui seul à de quoi freiner les ardeurs, il prend d’autant plus de sens qu’Assassin’s Creed est un titre complexe à plus d’un égard : son monde ouvert, ses mécaniques de gameplay et ses possibilités en font un jeu qu’il semble difficile à appréhender si l’on est passé à côté des précédents épisodes. Mais plus encore que dans son game design, c’est dans son scénario qu’il exige une connaissance pointue de la saga : passionnant, il a tout de même perdu plusieurs joueurs en cours de part sa complexité. Envisager attaquer Assassin’s Creed directement par sa dernière itération consiste alors à tirer un trait sur un scénario dans lequel on se noie dès les premières minutes. La qualité de l’expérience proposée étant intimement liée à l’histoire qui nous est contée,  le titre dit adieu à tout joueur qui déciderait de se priver d’un seul épisode. On comprend alors mieux pourquoi Brotherhood n’a pu égaler son ainé, seuls les joueurs ayant pleinement profité du premier et du deuxième épisode ayant le bagage nécessaire pour y trouver totalement leur compte. Et les nouveaux venus qui se sont lancés directement dans l’aventure Brotherhood ont toutes les chances de faire l’impasse sur Revelations, aussi prometteur soit-il.</p>
<p>Enfin, il ne faut pas perdre à l’esprit les raisons qui ont poussé le studio à ne pas proposer de nouvel univers : en reprenant les bases d’une histoire et d’un game system déjà existant, les équipes d’Ubi soft sont parvenues à sortir un épisode par an. Ce rythme, s’il permet d’assurer un revenu régulier à l’éditeur a aussi ses limites, puisqu’il ne laisse que peu de temps au joueur pour respirer entre deux titres, à tel point qu’il pourrait bien se lasser. On attend alors chaque nouvelle itération comme une habitude, sans que le désir ait véritablement le temps de monter, et tout en sachant que passer à côté d’un épisode revient à se priver de tout ce qui suit. Cette stratégie a sûrement convaincu de nombreux joueurs, conscients des qualités évidentes de chaque opus et entrevoyant un avenir radieux qu’il serait dommage de manquer. Elle en a sûrement aussi découragé plus d’un.</p>
<p>Soyons clairs, je voue un amour immodéré à la série Assassin’s Creed : j’adhère autant à son scénario qu’à son univers, à son game design qu’à ses choix parfois couillus. Pour autant, c’est bien parce que j’aime cette saga que j’essaie de comprendre ce qui pourrait lui nuire. Aucun des arguments que j’évoque n’aura eu raison de mon enthousiasme, et j’attends Revelations avec une impatience non dissimulée. Je ne suis bien entendu pas le seul, et nul doute que le blockbuster d’Ubi devrait connaître un beau succès. L’éditeur communique d’ailleurs avec un certain tallent sur son titre phare, parvenant à s’appuyer sur des trailers tonitruants et grandement diffusés. Ce dernier épisode n’y a pas échappé, pour le plus grand plaisir des joueurs. Cependant, le titre ne semble clairement pas à l’abris d’un nouvel effritement côté ventes qu’il sera important de suivre au cours des prochains mois : elles permettront rapidement de vérifier si Assassin’s Creed n’est pas une série qui se meurt à petit feu.</p>
<p>Ubi, ne laissez pas les Assassins crever la gueule ouverte dans l’anonymat et la discrétion qui leur scie si bien : il est grand temps d’offrir à la saga, le « vrai » nouvel épisode que tout le monde attend.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter size-full wp-image-962" title="assassinscreed3" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/11/assassinscreed3.png" alt="assassinscreed3" width="525" height="135" /></p>
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		<title>Après les fêtes de Noël, la gueule de bois ? (partie 1)</title>
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		<pubDate>Fri, 11 Nov 2011 20:57:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philid</dc:creator>
		
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Une fois n’est pas coutume, Noël s’annonce cette année encore particulièrement riche. A y regarder de plus près, on a même du mal à se souvenir d’une telle avalanche de titres triple A concentrés en une si courte période. C’est bien simple, depuis Deus EX Human Revolution fin Aout, tous les supports n’ont cessés d’être [...]]]></description>
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<p>Une fois n’est pas coutume, Noël s’annonce cette année encore particulièrement riche. A y regarder de plus près, on a même du mal à se souvenir d’une telle avalanche de titres triple A concentrés en une si courte période. C’est bien simple, depuis Deus EX Human Revolution fin Aout, tous les supports n’ont cessés d’être abreuvés en jeux majeurs. De Gears of War à Uncharted, en passant par l’inévitable Call of Duty, les bourses des joueurs ont dors et déjà été mises à rude épreuve sans que l’on puisse pour autant entrevoir la fin de cette longue série. Outre les « quelques » titres majeurs ne s’étant pas encore jetés dans la bataille, le début d’année 2012 risque d’être tout aussi chargé.</p>
<p><span id="more-914"></span></p>
<p>De mémoire de joueur, jamais les fêtes de fin d’année n’avaient connu une telle orgie de jeux, comprenez de jeux à fort potentiel, comprenez, de jeux à fort potentiel ludique et commercial. C’est aussi ça qui fait tout le charme de ce Noël : la quasi totalité des titres dont on regardait les trailers avec envie il y a plusieurs mois sont au niveau auquel on les attendait, quand ils ne dépassent pas même les attentes les plus folles qu’on avait pu placer en eux (qui a dit Batman ?).</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-920" title="apres_noel_beyond" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/11/apres_noel_beyond.png" alt="apres_noel_beyond" width="164" height="262" align="left" />Par curiosité, j’ai ressorti mes vieux magazines, pour pouvoir mettre en perspective l’abondance de titres que l’on connaît cette année. En 2003, plusieurs jeux tiennent le haut de l’affiche : Le Seigneur des anneaux : le Retour du Roi, Splinter Cell, Mario Kart, Medal of Honor, Prince of Persia ou encore la deuxième itération de Jack &amp; Daxter. Des titres non sans qualités, mais qui ne partagent globalement pas les mêmes prétentions que les standards actuels. Pourtant, au fil des pages, un test attire l’attention : Beyond Good Evil, jeu à la réputation inversement proportionnelle à ses chiffres de ventes profite d’une critique élogieuse. Dans un marché déjà étouffé par la quantité de titres, ce sera l’échec commercial de cette année là. Un échec qui a presque scellé le destin de ce qui devait être une série : on attend encore aujourd’hui sa suite. C’est a priori en cours. Touchez du bois.</p>
<p>Evidemment le marché a évolué en presque 10 ans : le jeu vidéo n’a jamais été aussi populaire et affiche des chiffres de vente en constante progression. Cependant, cette évolution se ressent bien entendu également côté production. Les budgets de développement atteignent des sommets qu’on avait du mal à imaginer il y a une dizaine d’années, mais qui font pale figure face aux investissements marketing qui ont eux aussi explosé. Le moindre faux pas pourrait bien se révéler fatal : très loin des centaines de millions de dollars que peut engranger un Call of Duty chaque année, la majorité des jeux n’ont le droit qu’au succès s’ils veulent entrevoir un avenir une fois l’euphorie hivernale passée. Euphorie qui devrait d’ailleurs se poursuivre : face à l’embouteillage de fin d’année, les éditeurs ont su étaler leurs calendriers pour gagner en visibilité et pouvoir profiter du calme après la tempête. Une solution qui montre ses limites : le premier trimestre 2012 devrait accueillir une multitude de softs majeurs, Mass Effect 3, Max Payne 3 ou Final Fantasy XIII-2 pour n’en citer que quelques uns. Peut être commencez-vous à remarquer la multiplications des suites dans cet article : quoi de mieux pour toucher le public que de s’appuyer sur une licence déjà installée et ainsi assurer un minimum de pognon. Oh ne faites pas les innocents, c’est bien de cela qu’il s’agit.</p>
<p>Or, en pleine période de crise et de rigueur (marque déposée), il semble difficile de faire correspondre l’offre pléthorique qui se présente et le budget sans doute serré de certains joueurs. En mettant même de côté l’aspect purement financier, il est important également de rappeler que le temps n’est pas extensible et que même les plus fortunés d’entre nous devront se résigner à faire des choix. Qui plu est, avec la démocratisation du online, de nombreux titres voient leur durée de vie grandement allongée : on pourra passer plusieurs mois sur un Fifa ou un FPS sans pour se lasser. Et sans acheter d&#8217;autres jeux.</p>
<p>Noël n’a donc jamais été aussi prolifique que cette année, et par conséquent, aussi dangereux pour les éditeurs. Avec une qualité de production remarquable, peut être même inégalée, le risque de voire de bons, de très bons, et même de grands titres ne pas épouser le succès qu’ils mériteraient est omniprésent. Au delà des prédictions que l’on peut commencer à échafauder, il sera surtout intéressant de vérifier dans les semaines et mois à venir quels sont les jeux qui auront le plus souffert. Les réussites et les échecs d’une année conditionnent ainsi notablement les tendances de l’année suivante, la réussite chronique de Call of Duty ayant abouti à la guerre à laquelle on assiste aujourd’hui entre Modern Warfare 3 et Battlefield 3. Le succès commercial d’un jeu ne le rendra bien entendu en rien meilleur, mais il lui permettra sans doute d’être enrichi par d’autres épisodes qui eux le seront peut être. Et avec un peu de chance, il offrira même l’assise suffisante à son studio de développement pour tenter l’aventure d’une nouvelle licence. Plus que jamais, les joueurs doivent réaliser qu’acheter un jeu, c’est le soutenir et parier sur son avenir.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-925" title="apres_noel_lapins_gift2" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2011/11/apres_noel_lapins_gift2.png" alt="apres_noel_lapins_gift2" width="525" height="181" /></p>
<p><em>Rendez-vous la semaine prochaine pour la seconde partie de cet article, dans laquelle on abordera les premiers échecs de cette fin d&#8217;années, et ceux pour qui le plus dur est encore à venir&#8230;</em></p>
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		<title>Pix’N Love : par amour du papier, pour la passion du jeu vidéo</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 13:59:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philid</dc:creator>
		
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Nombreux sont les gamers à parfois reprocher l’évolution du jeu vidéo : alors même qu’on réclamait vivement sa reconnaissance en tant que culture équivalente à celle du cinéma ou de la littérature il y a quelques années, la récente mise en avant du média a favorisé une forme de nostalgie chez les joueurs. Ouvert à un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-888" title="pixnlove1" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/pixnlove1.jpg" alt="pixnlove1" width="525" height="108" /></p>
<p>Nombreux sont les gamers à parfois reprocher l’évolution du jeu vidéo : alors même qu’on réclamait vivement sa reconnaissance en tant que culture équivalente à celle du cinéma ou de la littérature il y a quelques années, la récente mise en avant du média a favorisé une forme de nostalgie chez les joueurs. Ouvert à un plus large public, reconnu par certains politiques, quittant son ghetto et multipliant les blockbusters parfois peu inspirés, le média n’a aujourd’hui plus rien de la contre-culture qui faisait en partie son charme d’Antan. Si pour ma part j’avoue me retrouver dans l’évolution qu’à connu le jeu vidéo, en termes de contenu tout du moins, cette progressive reconnaissance a aussi eu des conséquences palpables sur les publications le concernant.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Pour la légitimité du jeu vidéo</span></h3>
<p>Si la presse généraliste a gagné en professionnalisation, perdant justement elle aussi une séduisante insouciance, on voit parallèlement se multiplier des ouvrages qui consacrent ce nouveau statut de culture moderne. Profitant du recul que l’on peut aujourd’hui prendre et d’une nouvelle forme de considération, on commence enfin mais aussi à peine à étudier avec profondeur le média, son histoire, ses enjeux, son contenu. Si la France a mis du temps à épouser cette tendance, limitant les publications à quelques livres parfois pertinents, parfois hautement contestables, ces dernières années ont permis de récupérer progressivement le retard accumulé à travers des livre à la valeur parfois inestimable. Et ça, on le doit en très grande partie à Pix’N Love.</p>
<p><span id="more-887"></span></p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Artisanat</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-889" title="pixnlove2" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/pixnlove2.jpg" alt="pixnlove2" width="252" height="151" align="right" />Fondées en 2007, les éditions <strong>Pix’N Love</strong> ont rapidement su répondre à l’insoupçonnée demande d’un public aujourd’hui mature à la recherche d’une analyse plus poussée du média. Tant et si bien que l’éditeur est aujourd’hui incontournable lorsqu’il s’agit d’évoquer le sujet. Florent Gorges, Marc Pétronille et Sébastien Mirc voient dans <strong>Pix’N Love</strong> un moyen de distribuer un trimestriel leur permettant de revenir sur l’histoire du jeu vidéo, sans pour autant devoir céder aux sirènes de la distribution en kiosque. Si depuis, le chemin parcouru est indéniable, on remarque ainsi dès le départ de l’aventure, une volonté d’amener le paysage livresque français vers d’autres sphères et ainsi, démarrer un processus de légitimisation du média jeu vidéo, ou tout du moins le renforcer. Depuis, la volonté ne semble pas avoir changé, mais le succès, relatif mais réel des éditions <strong>Pix’N Love</strong>, a permis une diversification extrêmement intéressante de leurs activités. Cela fait maintenant longtemps que l’éditeur met sa notoriété, ses moyens logistiques et ses réseaux de distribution à disposition de plusieurs plumes aiguisées venant enrichir de manière considérable le paysage éditorial français.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Pix’N Commande Validée</span></h3>
<p>Si <strong>Pix’N Love</strong> cultive une véritable passion pour le média qui transpire dans chacun de leurs ouvrages, il n’en reste pas moins que c’est à travers leur ligne éditoriale qu’ils ont su apporter fraîcheur et dynamisme. Petite boite au combien sympathique, entre autre à travers les interventions fréquentes et pleines de justesse de Florent Gorges sur <a title="Blog de Pix'N Love sur Gameblog.fr" href="http://www.gameblog.fr/blogs/pixnlove/" target="_blank">Gameblog</a>, <strong>Pix’N Love</strong> affiche des ambitions plus ou moins avouées mais bien réelles. L’éditeur a ainsi pour marque de fabrique une capacité à proposer des textes riches, érudits, développant une analyse sérieuse et pertinente du média. Afin de donner plus de sens à ce bref éloge, attardons-nous sur 4 parutions en particulier. Non pas qu’il faille n’en retenir que 4, mais le temps n’étant à mon grand regret toujours pas extensible, j’avoue ne pas avoir pu mettre la main sur l’ensemble des titres qui figurent dans un catalogue qui commence à sincèrement avoir une gueule d’enfer. Cela dit, c’est précisément ce à quoi j’ai pu jusqu’à présent gouter qui m’amène à penser autant de bien de l’éditeur.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Pix’N Love, le trimestriel</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-891" title="pixnlove3" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/pixnlove3.jpg" alt="pixnlove3" width="130" height="186" align="left" />Parution symbolique de l’éditeur, le<a title="Trimestriel Pix'N Love numéro 13" href="http://editionspixnlove.fr/collectiondetail.php?ID=43" target="_blank"> trimestriel <strong>Pix’N Love</strong></a> est un petit régal pour quiconque se souvient d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, ou plus simplement pour tout amateur souhaitant parfaire ses connaissances avec plaisir. <strong>Pix’N Love</strong>, c’est ainsi une quantité étonnante d’informations qui forcent le respect, tant les plus aguerris en apprendront quand même à chaque page. Un « <em>mook</em> »(contraction de <em>book</em> et <em>magazine</em>) d’autant plus passionnant qu’il traite avec beaucoup de pertinence le passé du jeu vidéo et permet au lecteur de réaliser l’évolution rapide du média et les avancées techniques, économiques ou ludiques qui nous ont amenés à l’industrie que l’on connait aujourd’hui. Éclairant d’une nouvelle lumière certains événements bien connus, mais levant aussi le voile sur des moments injustement passés inaperçus,<strong> Pix’N Love</strong> constitue après 13 numéro une véritable petite bible. Tien en parlant de bible.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;"><strong>L’histoire de Nintendo</strong></span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-893" title="pixnlove4" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/pixnlove4.jpg" alt="pixnlove4" width="130" height="184" align="left" />Preuve absolue du talent de ses membres et en l’occurrence de Florent Gorges qui est le principal artisan de ce projet, <a title="L'Histoire de Nintendo volume 1" href="http://editionspixnlove.fr/collectiondetail.php?ID=6" target="_blank"><strong>L’Histoire de Nintendo</strong></a> atteint un niveau de précision unique, en France c’est certain, mais sans doute même au niveau mondial. Fruit d’une recherche de plusieurs années, cette œuvre aux allures d’encyclopédies livre un nombre incalculable d’anecdotes, donne du relief à des pans entiers de l’histoire du constructeur jusque-là inconnus, et permet de comprendre avec une précision de chirurgien le parcours totalement atypique de la plus puissante entreprise de l’industrie. Actuellement à son 2<sup>ème</sup> volume, cette série de livres en comptera 7 qui symbolisent autant de périodes distinctes de l’aventure Nintendo et déjà considérés comme autant d’indispensables pour tout amateur de la marque mais plus généralement du média jeu vidéo tant ils permettent de comprendre l’évolution générale qu’il a connue. Débordant d’images inédites, proposant des textes remarquablement écrits, il offre un contenant à la hauteur de son contenu. Un ovni dans la sphère livresque du jeu vidéo, un régal avant tout.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Des pixels à Hollywood : Cinéma et jeu vidéo, une histoire économique et culturelle</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-892" title="pixnlove5" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/pixnlove5.jpg" alt="pixnlove5" width="130" height="178" align="left" />Signé <a title="Jeuvideal.com le blod d'Alexis Blanchet" href="http://jeuvideal.com/" target="_blank"><strong>Alexis Blanchet</strong></a>, <a title="Des Pixels a Hollywood par Alexis Blanchet" href="http://www.mygamerslife.fr/pixnlove-amour-du-papier-passion-du-jeu-video" target="_blank"><strong>Des Pixels à Hollywood</strong></a> est la synthèse du travail titanesque accompli par ce dernier dans le cadre de la réalisation de sa thèse. Extrêmement érudit et fin sur les faits et les analyses qu’il propose, Alexis offre un livre aussi exigent qu’il donne à voir une vision extrêmement complète et précise de l’évolution des rapports entre 7<sup>ème</sup> et 10<sup>ème</sup> art. Si je n’évoque le cinéma qu’à de rares occasions sur mon blog, j’avoue avoir développé au fil des années une vraie fascination pour le média. Quel bonheur donc de se retrouver avec une œuvre qui tout en développant avec finesse les rapports qu’il a tissé avec les jeux vidéo et inversement, s’avère aussi être un texte passionnant à tous les niveaux. En effet, l’auteur pousse la réflexion particulièrement loin afin d’étayer ses thèses, et peut alors combler aussi bien le fan de jeux vidéo que celui de cinéma, et bien entendu, devient un incontournable pour tout amateur des deux supports.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;"><strong>La saga des jeux vidéo</strong></span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-894" title="pixnlove6" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/pixnlove6.jpg" alt="pixnlove6" width="130" height="179" align="left" />Derrière un titre quelque peu racoleur se cache ici une parution remarquable aussi bien dans son fond que dans sa forme. Au-delà de tisser une histoire ludique, économique et surtout humaine particulièrement intéressante, l’écrivain/journaliste Daniel Ichbiah démontre aussi une qualité d’écriture évidente qui donne à cette fresque une petite touche de lyrisme rendant la lecture passionnante. Riche en anecdotes, <strong><a title="La saga des jeux vidéo par Daniel Ichbiah" href="http://editionspixnlove.fr/collectiondetail.php?ID=18" target="_blank">La saga des jeux vidéo</a></strong> alterne passages intimistes et temps fort de l’industrie dans ce qui est très certainement l’œuvre en Français la plus agréable et complète lorsqu’il s’agit de comprendre d’où le jeu vidéo vient et où il est allé. Tout comme le reste des parutions de <strong>Pix’N Love</strong>, l’alchimie entre analyse, attention au style, et fraicheur des infos est admirable.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">En tout sincérité, <strong>Pix’N Love</strong> sonne pour beaucoup comme une petite révolution. Si on reste bien entendu dans des volumes de ventes relativement confidentiels si l’on considère l’industrie du livre dans sa globalité, l’unanimité critique autour des titres publiés et le succès public visiblement en rendez-vous traduit mais aussi soutient une reconnaissance ressente du média. L’histoire a de touchante que ses trois créateurs semblent être toujours autant attachés à leur volonté de départ, à une ligne directrice honorable, allant même jusqu’à s’appuyer sur des livres plus grands publics pour pouvoir prendre des risques et proposer des œuvres destinées à toucher un public très restreint mais pas moins passionnantes pour autant. Discrets et semble-t-il extrêmement humbles vis-à-vis de leur travail, les trois artisans n’ont jusqu’à présent cessé de proposer des livres au contenu remarquable et qui n’ont très certainement pas fini d’enrichir les cerveaux complètement attardés des joueurs.</span></p>
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		<title>Nintendo 3DS: success story annoncée</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Jul 2010 12:12:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philid</dc:creator>
		
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Si je ne suis pas revenu sur l’événement majeur du mois de Juin à savoir l’E3, tant le net regorge déjà d’analyses extrêmement intéressantes sur le sujet, les propos récemment tenus par Ian Curran, vice président monde de THQ lors d&#8217;une interview donnée au site CVG me donnent l’occasion de revenir sur ce qui me [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-871" title="nintendo-3ds-3" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/nintendo-3ds-3.jpg" alt="nintendo-3ds-3" width="525" height="107" /></p>
<p>Si je ne suis pas revenu sur l’événement majeur du mois de Juin à savoir l’<strong>E3</strong>, tant le net regorge déjà d’analyses extrêmement intéressantes sur le sujet, les propos récemment tenus par Ian Curran, vice président monde de THQ lors d&#8217;une interview donnée au site <a title="interview ian curran cvg" href="http://www.computerandvideogames.com/article.php?id=255298" target="_blank">CVG</a> me donnent l’occasion de revenir sur ce qui me semble être le dernier coup de génie de <strong>Nintendo</strong>.</p>
<blockquote><p>Ce qui m’excite encore plus (que la 3D), c’est qu’on trouve dans cet appareil des technologies qui combattent vraiment le piratage … Ils savent que ça leur a fait du mal au niveau mondial et croient que la 3DS a la technologie pour arrêter ça.</p></blockquote>
<p>A plusieurs reprises, j’ai pesté contre la Wii, son orientation, son manque de jeux, ses lacunes techniques qui commencent sincèrement à peser lourd 4 ans après l’avènement de la HD sur consoles de salon. Si économiquement et même socialement, la réussite de Nintendo est indéniable, je reste admiratif devant la capacité du constructeur à se remettre en question, à analyser ses propres erreurs et cerise sur le gâteau, à conserver quelques années d’avance sur ses concurrents directs. Toujours pas annoncée, on prédit déjà un destin funeste à la PSP2.</p>
<p>Pour en revenir à la 3DS, incontestable centre d’intérêt de cet E3, elle est sur le papier et à mes yeux, la démonstration d’un pragmatisme économique et stratégique unique sur le marché. Ainsi, si l’on en retient la 3D relief et la présence remarquée de jeux très typés gamer, c’est dans sa globalité, dans son positionnement et ses promesses que la 3DS est un produit fascinant. Capable à n’en pas douter de provoquer un buzz monstrueux avant même sa sortie, la console a peut être de quoi réconcilier les joueur et par-dessus tout les développeurs/éditeurs avec la marque.<span id="more-870"></span></p>
<h3><span style="color: #ffffff;">DS, Eldorado d’un temps</span></h3>
<p>En effet, on évoque régulièrement un désamour des joueurs envers Nintendo, jugeant le tournant casual amorcé par le constructeur trop brutal et se faisant au détriment d’autres types de contenu. Pourtant, à y regarder de plus près, Nintendo n’a cessé d’abreuver sa console en jeux gamers de qualités, quand ils ne sont pas à classer directement parmi les classiques du jeu vidéo. Mario version plateforme, Mario façon RPG, Zelda, Kirby, Professeur Layton et en ligne de mire Golden Sun : le joueur a de quoi s’y retrouver, à tel point qu’on réalise que la DS avait en fait tout pour conquérir le cœur des joueurs. Abreuvée de jeux majeurs par le constructeur mais séduisant aussi de nombreux studios, la console semble pourtant avoir clairement décliné au fil des mois, les sortis se faisant plus rares, l&#8217;image d&#8217;une console abusant de titres moyens prenant le pas sur un catalogue pourtant excellent. On peut alors facilement expliquer les dérives qui ont conduit la console à épouser des tendances similaires à la Wii, considérées par beaucoup et à tord comme une console vide d’intérêt. Le piratage occupe à mon sens une place de choix sur le banc des accusés.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Le piratage m’a tuer</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-872" title="jack-sparrow" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/jack-sparrow.jpg" alt="jack-sparrow" width="133" height="154" align="right" />Rapidement accessible, le piratage a participé en grande partie au déclin de la console, tout en la consacrant un peu plus. C’est possible. Ainsi, parallèlement à la démocratisation des R4 et autres cartes permettant à tout un chacun de transformer sa console en un réservoir sans fin à jeux, la console a logiquement vu ses ventes exploser, le combo DS+R4 étant très certainement l’un des indispensable des derniers Noël. L’arbre fleuri qui cache la forêt moisie. Ainsi, les gamers exigeants étant les premiers à profiter de ce type de système désertent les étalages, offrant à des jeux pourtant excellents et pensés pour eux des scores de ventes faméliques, sonnant alors l’arrêt net d’une certaine forme de jeux gamers, ceux des éditeurs tiers. Alors que Nintendo a toujours réussi à écouler avec succès ses jeux à renfort de campagnes de communication tonitruantes, les éditeurs tout comme les développeurs ont rapidement déchanté, comprenant que le cercle vicieux entamé n’allait sûrement jamais prendre fin. Les licences Nintendo trustant l’actualité, les sorties gamers voyant leur rythme drastiquement réduit et les titres casuals moyens voir daubesques se multipliant, la DS et toutes les promesses qu’elle embarquait avec elle prend finalement un peu l’eau. Il aura fallu une conférence et quelques heures à la marque, pour passer du tout au tout.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">La même en mieux ?</span></h3>
<p>La 3DS sonne à mes yeux comme une redite de sa grande sœur, les errances en moins, le tout aboutissant à une promesse particulièrement existante à tous les niveaux. Ce qu’il y a de remarquable ici, c’est que malgré le succès qu’à connu Nintendo au cours des dernières année, le constructeur a indéniablement su garder la tête froide et semble parfaitement conscient de ce qu’il a pu manquer à sa génération actuelle de machines pour être des réussites totales. Le positionnement de la 3DS est stratégiquement épatant, et laisse déjà entrevoir un avenir au moins aussi radieux pour la console que ce qu’à connu la DS et ses millions de consoles écoulées chaque mois.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Machine à buzz</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-873" title="nintendo-3ds-4" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/nintendo-3ds-4.jpg" alt="nintendo-3ds-4" width="183" height="163" align="left" />Nintendo a parfaitement assimilé le besoin qu’ils avaient de ne pas se mettre à dos les éditeurs, tant il paraît difficile sur le long terme de n’être que le seul et unique fournisseur de jeux de sa propre plateforme. Il en va de l’image de marque, de la qualité de l’offre et donc du succès de la machine. A ceux qui se sont cassés les dents sur la DS, Nintendo propose alors une console au potentiel de vente parfaitement similaire, ayant su se réapproprier une tendance technologique capable d’agir comme un moteur terriblement puissant, répondant avant tout le monde à l’envie évidente du public de profiter de la 3D chez soi et qui plus est sans lunette. Si la promesse qui avait été faite avec la Wii et que l’on a eu du mal à voir se concrétiser, la faute à un périphérique perfectible à de nombreux niveau, a contribué à l’image parfois négative des joueurs, Nintendo réussi ici un premier pari, celui de promettre sur le papier, une feature aux allures de science-fiction, et de la traduire par des faits, le tout accompagné du « wow effect » de rigueur. Cet E3 laisse ainsi présager du raz-de-marée médiatique qui devrait accompagner la 3DS à sa sortie, le service communication de Nintendo ayant su faire ses preuves lorsqu’il s’agit de faire d’un hardware un succès dès son day 1.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">On peut pirater une fois mille DS, mais pas pirates mille fois…</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-875" title="nintendo-3ds-9" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/nintendo-3ds-9.jpg" alt="nintendo-3ds-9" width="135" height="150" align="right" />Les éditeurs/développeurs ont donc dans l’idée tout intérêt à être présent sur 3DS le plus rapidement possible. Pour s’assurer de la pérennité de cette nouvelle entente, Nintendo semble soigner chaque détail et apporter toujours plus de garantie. Cet article avait pour point de départ, les déclarations concernant la supposée « impressionnante » protection offerte par la 3DS. Alors que le duo Wii/DS est entre autre célèbre de par la simplicité avec laquelle il est possible de contourner leur protection, la PS3 a de son côté démontré qu’il était aujourd’hui possible de lutter efficacement contre le piratage, la machine de Sony restant encore aujourd’hui inviolée quelques 3 ans après sa sortie. Si on attendra de voir dans les faits quelle est la réponse de Nintendo face au problème, nul doute que le sujet est cœur des préoccupations des ingénieurs maison. L’enjeu est tout simplement énorme, tant il peu précipiter la console en cas de faille et lui faire épouser le succès dans l’autre. Succès peut être moins fulgurant mais au combien plus sain et au final plus rentable à tous les niveaux. En verrouillant son hardware, Nintendo donne alors sa chance à quiconque souhaiterais tenter l’aventure 3DS sans se faire méchamment pirater la gueule avant même la sortie en boutique de leurs jeux. Et ce n’est toujours pas tout.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Pragmatisme technique</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-874" title="nintendo-3ds-6" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/nintendo-3ds-6.jpg" alt="nintendo-3ds-6" width="123" height="146" align="left" />En effet, alors que la console accumule les qualités et apparaît donc comme celle qui devrait attirer toutes les convoitises d’ici quelques mois, Nintendo ne fait décidément jamais les choses à moitié. Une autre composante essentielle de sa console réside dans ses capacités graphiques. Alors qu’on annonce une PSP2 surpuissante, Nintendo parvient à proposer une console aux possibilités suffisamment revues à la hausse pour créer un fossé réel entre elle et la DS, et embarque alors de multiples avantages : s’il est logiquement plus onéreux de développer sur 3DS que sur DS, Nintendo ne joue pas sur la démesure, conscient du potentiel marketing déjà énorme de la 3D, la portable se situant en termes de puissance autour d’une Wii et du coup, d’une Playstation 2. On évite donc de devoir tout réapprendre du côté des développeurs, et on s’assure chez Nintendo de leur soutient, aussi bien concernant de grosses productions dont les sorties sont facilitées par des couts de production raisonnables, que concernant de plus petits développeurs capables d’alimenter la console en jeux frais. L’appel du pied est encore plus pertinent puisqu’il offre la possibilité d’adapter un nombre incalculable de jeux dont on ne pensait plus pouvoir sortir un seul euro puisque sortis il y a de trop nombreuses années sur Playstation 2 (à tout hasard MGS 3) ou plus récemment sur Wii. S’il s’agissait à quelques détails près de la promesse de la toute première PSP, la 3DS a ici l’avantage d’être techniquement plus capable et par-dessus tout, d’apporter de facto la profondeur 3D à chacun de ces jeux et donc de ne pas en faire que de simples adaptations. Il faudra tout de même de ce côté-là rester vigilent : c’est au combien intelligent puisqu’ainsi, Nintendo peut déjà imaginer un line-up séduisant sans trop en demander aux développeurs mais la surabondance de ce type de produits pourrait en revanche mettre la console en difficulté, tant la DS a démontré qu’il était important d’adapter les expériences de jeux aux conditions d’utilisation d’une console portable.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Vers l’ouverture</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-876" title="kidicarusuprising_3ds_edit09jpg" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/kidicarusuprising_3ds_edit09jpg.png" alt="kidicarusuprising_3ds_edit09jpg" width="145" height="190" align="right" />Enfin, un dernier signe fort de l’indéniable clairvoyance stratégique de Nintendo et qui semble marquer un véritable tournant par rapport à l’histoire du constructeur est clairement apparu au cours de la conférence pré E3 de cette cuvée 2010. Alors qu’on s’est rapidement rendu compte que Nintendo possédait déjà de très nombreuses cartes à jouer sur sa machine, de Mario Kart à Animal Crossing et passant par StarFox, seul Kid Iccarus fut présenté lors de la conférence. Ainsi, dès l’ouverture du salon, l’ensemble du catalogue pourtant fourni de Nintendo s’est retrouvé sur un pied d’égalité avec les titres des développeurs tiers, Metal Gear Solid Snake Eater 3D et Resident Evil Revelations étant d’ailleurs mis en avant lors des récentes présentations à la presse de la console. Ainsi, Nintendo sait parfaitement qu’au-delà des problématiques de placement stratégique ou de piratage, leur omniprésence ludique et médiatique n’a laissé que très peu de place à quiconque essayait de grappiller un peu visibilité sur DS et bien entendu aussi sur Wii. Il serait insensé de changer complètement la donne, tant l’accumulation de million sellers signés Nintendo a en grande partie contribué à l’excellente santé financière que connait aujourd’hui le constructeur. D’où la pertinence à toute épreuve de la première liste dévoilée par Nintendo : l’omniprésence de jeux estampillés gamer laisse entrevoir une volonté d’attirer le public vers la console et ainsi démontrer aux éditeurs tiers qu’il est possible d’épouser le succès sur de tels titres, Kid Icarus, PilotWings, Paper Mario et StarFox servant de véritable leviers pour convertir un public aujourd’hui plus familier avec les consoles de salon vers le marché de la portable et ainsi laisser une fenêtre de tir aux éditeurs. Le reste du catalogue suit quelque part la même philosophie cette fois-ci appliquée à un marché plus large : Nintendogs et Animal crossing devraient permettre en un laps de temps réduit d’attirer un public plus casual alors que Mario Kart sera à n’en pas douter, le titre moteur de la 3DS, celui qui lui donnera l’occasion de rapidement décoller. De quoi proposer un parc suffisamment conséquent de machines qui puisse donner aux éditeurs la possibilité de proposer des jeux de tous types potentiellement rentables dès leurs sorties.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">Soyons clair, la <strong>3DS</strong> reste encore une console dont on ne sait que peu de choses et qui traine avec elle bon nombre de questions dont les réponses pourraient influencer radicalement son avenir. Si on évoque déjà le chiffre de 10% de personnes imperméables à l’effet 3D et que l’abondance de licences relativement prévisibles sur une console technologiquement capable de plus et laissant imaginer un vent de fraîcheur ludique pourraient poser problème, <strong>Nintendo</strong> vient malgré tout en l’espace de quelques jours de démontrer une puissance stratégique inégalée. A la fois dans sa promesse et dans ce qu’elle a déjà démontré, la <strong>3DS </strong>a beaucoup pour elle, suffisamment pour imaginer un nouveau succès pour le constructeur nippon. Elle prouve dans tous les cas et une fois de plus, l’intelligence de ce colosse de l’industrie, fort d’un positionnement terriblement pertinent et laissant entrevoir des lignes directrices plus ou moins avouées mais qui pourraient bien enterrer très rapidement la concurrence, alors même qu’on l’attend encore.</span></p>
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		<title>Le juste prix des jeux vidéo</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 14:40:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philid</dc:creator>
		
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Épineuse question que celle du prix du jeu vidéo. Alors qu’on tente souvent de donner au média une place similaire à celle du cinéma ou de la littérature en tant que divertissement culturel de masse, il a historiquement été moins abordable financièrement parlant. Un statut qui en fait une pratique difficilement accessible, mais qui explique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-860" title="prix-jeux-video" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/prix-jeux-video-21.jpg" alt="prix-jeux-video" width="525" height="152" /></p>
<p>Épineuse question que celle du prix du jeu vidéo. Alors qu’on tente souvent de donner au média une place similaire à celle du cinéma ou de la littérature en tant que divertissement culturel de masse, il a historiquement été moins abordable financièrement parlant. Un statut qui en fait une pratique difficilement accessible, mais qui explique très certainement la quantité d’idées reçues parfois coriaces émanant des joueurs mais aussi de nombreux journalistes.</p>
<p><span id="more-835"></span></p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Idée reçue</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-455" title="prix-jeux-video" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2009/07/mario-dollars.jpg" alt="prix-jeux-video" width="180" height="160" align="left" />Parler d’argent, ici de prix, n’est jamais chose aisée. L’analyse exige ainsi de développer un ensemble d’études économiques, commerciales, sociales peut être même psychologiques et bien entendu, vidéoludiques. Prétendre pouvoir traiter de manière exhaustive un tel sujet nécessiterait ainsi non pas des heures mais plutôt des semaines de travail, le tout servi dans un joli dossier relié de quelques centaines de pages. Histoire de ne pas lâcher les quelques lecteurs qui me suivent dès ce second paragraphe, je préfère écarter cette idée. Ce texte a en effet plus vocation de mettre à plat un ensemble de thèses plus ou moins répandues, douteuses et/ou fausses qui parsemaient il y a quelques années les pages de nos magazines et que l’on retrouve aujourd’hui sur le web, avec au centre du débat, l’idée qui veut que les jeux sont « trop chers », par-dessus tout, « de plus en plus chers ». Si de manière très pragmatique, il est simple de réfuter un tel point de vue, reste alors à comprendre ce qui peut expliquer l’omniprésence médiatique de cette thèse, et ce, même sur des sites tout à fait fréquentables.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Parlons chiffres</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-841" title="prix-jeux-video" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/prix-jeux-video.jpg" alt="prix-jeux-video" width="179" height="119" align="right" />Intéressons-nous donc aux chiffres, puisqu’ils sont au cœur du débat. Oublions donc les problématiques de durée de vie, de coûts de développement ou de discours marketing pour y revenir ensuite. Un jeu vidéo coute aujourd’hui à sa sortie <strong>70€</strong>. L’investissement est bien entendu conséquent, en pleine période de rigueur et alors que l’argent de poche mensuel moyen d’un jeune de 15 ans et de 22€56 (Étude CSA – Juillet 2009). L’addition peut paraître d’autant plus salée que beaucoup ont encore en mémoire les prix pratiqués sur les consoles d’ancienne génération, typiquement sur Playstation 1 et 2. Sur cette dernière, un jeu neuf coutait ainsi en moyenne <strong>60€</strong>, tandis que sur la toute première plateforme de Sony, les jeux étaient proposés au prix de <strong>349F</strong>, soit <strong>53€</strong>, si l’on s’en tient à la règle 1€ = 6,55957F. Pas étonnant dans ces conditions que le joueur ait le sentiment de voir son portefeuille mis en difficulté lorsqu’il s’agit de s’adonner à sa passion. D’autant plus que les constructeurs profitent systématiquement du changement de génération pour faire évoluer leur tarification. Autant être franc, il n’y a là absolument rien de choquant, bien au contraire.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Idée fausse</span></h3>
<p>En effet, lorsqu’on évoque le prix du jeu vidéo, on oublie trop souvent d’évoquer une composante pourtant essentielle, à savoir l’inflation. La preuve de l’importance qu’elle peut avoir dans ce type de démarche :</p>
<p>. Ce même jeu Playstation proposé à <strong>349F</strong> en 1995 équivaudrait aujourd’hui à <strong>67€</strong>, compte tenu de l’inflation estimée à environ 26% sur cette période.</p>
<p>. Quant au jeu Playstation 2, vendu <strong>60€</strong> en 2001, il vaudrait aujourd’hui <strong>70€</strong>, avec cette fois-ci, une inflation estimée entre 16 et 17%.</p>
<p>Les chiffrent parlent d’eux même : au cours de ces quinze dernières années, le prix des jeux n’a tout simplement pas changé ou très peu, et nos 70€ durement acquis en 2010 ne valent guère plus que les 349€ aussi durement acquis en 1995.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Idée contraire</span></h3>
<p>Pour aller encore plus loin dans le raisonnement, retournons en 1992, année de sortie en Europe de la Super Nintendo. Vendue à environ 450F, la cartouche équivaudrait en 2010 à <strong>92€(!)</strong>, l’inflation s’estimant alors autour de 34%. Si cette avalanche de chiffres peut sembler indigeste, elle reste éloquente quand il s’agit de traiter de la manière la plus pragmatique possible, l’évolution du prix des jeux au cours des 15 dernières années. Alors même que beaucoup dénoncent avec vigueur les pratiques des éditeurs/constructeurs, force est de reconnaitre qu’on est très loin de l’escroquerie supposée. Le prix n’a donc pas augmenté comme on peut le penser. La promesse qui avait été faite concernant le passage du support cartouche au disque optique est même tout ce qu’il y a de plus réelle. Malgré le changement systématique de gammes de prix dès la sortie d’une nouvelle machine, la valeur d’un jeu ramené au pouvoir d’achat est finalement identique. Se posent alors deux questions, existentielles s’il en est, à savoir comment une idée reçue totalement réfutable a pu autant se rependre, mais aussi, comment expliquer cette évolution qui peut tout de même sembler étrange.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Faire face à l’évolution</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-844" title="pong" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/pong.png" alt="pong" width="168" height="156" align="right" />En effet, avant de me poser précisément le problème de l’inflation et donc de réaliser la différence évidente entre l’opinion que j’en avais et la réalité des chiffres, j’avoue ne jamais avoir trouvé totalement anormale l’idée de voir le prix des jeux augmenter. On ne cesse de répéter que l’industrie du jeu vidéo et les productions qui en découlent ont énormément évolué en à peine quelques années. Le temps des trois potes dans un garage a laissé sa place à des studios de dizaines voir, de centaines de personnes : le coût de développement d’un jeu a forcément explosé en parallèles, se comptant aujourd’hui pour les plus grosses productions en dizaines de millions de dollars. Dans une industrie de l’abondance, somme toute très jeune et reposant sur des piliers encore fragiles, il apparait finalement logique de voir le prix des jeux augmenter. Les budgets marketings n’ont eux aussi plus rien à envier à ceux du cinéma à l’heure où il est vital de gagner en visibilité, noyé sous la masse de produits. Une omniprésence médiatique qui révèle d’ailleurs une profonde démocratisation du média et qui pourrait évidemment aller dans le sens contraire : les acheteurs étant plus nombreux, les jeux se vendent plus et tolèreraient une faible augmentation de prix, conséquente à leurs scores de ventes plus élevées. Si je n’ai pas trouvé d’études précises pour étayer mon propos, j’admets avoir du mal à croire à une telle théorie : il suffit pour cela de voir que jusqu’à aujourd’hui, Final Fantasy 8 reste l’épisode le plus vendu de la série, idem pour Resident Evil 2, pour comprendre que face à l’élargissement du public, le nombre de titres a lui aussi naturellement augmenté, tout cela abondant même dans l’idée qu’il est de plus en plus difficile de faire d’un jeu, un produit économiquement rentable. Une étude de 2008 réalisée par l’EEDAR (Electronic Entertainment Design And Research) démontrait que seuls 20% des jeux sortis étaient rentables ; on passe à 4%, lorsqu’on prend en compte la quantité de projets annulés avant même leur sortie/présentation, mais qui coûtent bien entendu de l’argent. Voir augmenter le prix des jeux ne paraît donc finalement pas totalement aberrant face à un secteur dont la situation pourrait même justifier la farouche volonté de certains éditeurs d’enterrer le piratage, cela va de soi, mais aussi le marché de l’occasion. Un constat alarmant, pour le joueur et l’éditeur.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Marge de manœuvre</span></h3>
<p>En effet, le prix des jeux reste intimement lié parallèlement au contexte ultra concurrentiel du marché et au pouvoir d’achat du joueur. On peut alors aisément expliquer cette stagnation en évoquant l’hypothèse que face à des prix évoluant à la même vitesse que les coûts de développement, cela ferait bien longtemps que plus aucun jeu ne trouverait preneur. L’industrie se retrouve alors confrontée à un environnement quelque peu instable, assistant et participant à une montée en puissance extrêmement rapide du média, alors là même que son prix déjà élevé ne donne que très peu de marge de manœuvre pour répercuter ces changements. Si le joueur assiste alors à une ravissante évolution technique et ludique, il ne peut accepter, et c’est tout à fait logique, d’endosser ces changements qui ont longtemps été les moteurs de cette industrie. Alors qu’on commence à parler de maturité concernant le contenu des titres, il apparait donc clairement que l’industrie elle-même est amenée à connaître de profonds bouleversements pour devenir mature économiquement parlant, les récents regroupements en témoignant. Une évolution qui se ressent d’ailleurs également dans le discours marketing des éditeurs.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Virage à 45°</span></h3>
<p>Comme les chiffres le démontrent, les éditeurs n’ont finalement jamais eu l’occasion de compenser la forte hausse des coûts de production par une adaptation des prix. L’évolution systématique du prix des jeux à la sortie d’un nouveau hardware est tout ce qu’il y a de plus symptomatique : ne pouvant se permettre d’augmenter le prix des jeux sur la durée de vie d’une console, étant même parfois contraints de les baisser, la brutale évolution du prix permet finalement d’adapter le prix à l’inflation et ainsi, maintenir une tarification homogène sur le long terme. Ce qui semble donc être pour beaucoup, une habile stratégie visant à profiter de l’engouement des joueurs pour augmenter durablement le prix des jeux n’est en fait qu’une adaptation au contexte économique, le rythme des consoles étant d’ailleurs relativement adapté à celui-ci : au cours de la durée de vie d’une console, la valeur d’un jeu diminue avec l’inflation, tout comme les coûts de développement tendent à diminuer avec le temps, une fois l’avènement de nouvelles technologies digéré par les créateurs. Pourtant, la politique des éditeurs semble avoir sensiblement changé depuis quelques années. L’explosion des DLC, parfois vilipendés par la critique, la volonté de tuer le marché de l’occasion ou la décision d’Activision d’augmenter le prix de ses plus grosses licences de 5€, sont des signes forts qui démontrent une volonté, peut être une nécessité de voir la rentabilité épouser chaque projet. Dans les faits, l’image de marque en prend parfois un coup, les titres concernés semblant parfois être ceux qui en ont le moins besoin. Ce sont de fait, ceux qui peuvent le plus se le permettre.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Admettre la réalité…</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-846" title="prix-jeux-video-5" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/prix-jeux-video-5.jpg" alt="prix-jeux-video-5" width="124" height="158" align="right" />On touche ici à un point clé du débat, à savoir, l’image qu’ont les joueurs d’un produit, de son prix et de son éditeur. Tout le problème résidant précisément dans le fait que par je ne sais quel processus, on a finalement déplacé le débat, se focalisant avant tout sur le prix d’un titre jugé, on l’a vu, arbitrairement trop élevé. Autant être clair quitte à me mettre à dos certains : outre le fait que la pratique du jeu vidéo ne coute pas plus cher aujourd’hui qu’hier, les prix pratiqués actuellement me semblent tout à fait justifiés, dans leur ensemble bien entendu. Et même la transition inexorable vers la dématérialisation ne devrait rien changer, l’économie réalisée permettant très certainement aux éditeurs et bien entendus aux développeurs de respirer un bon coup, quand on sait qu’environ 30% du prix d’un jeu revient au distributeur. Pas étonnant aujourd’hui donc de voir éditeurs et constructeurs pousser le marché de la dématérialisation, conscients du bien qu’il peut leurs faire économiquement, mais incapable actuellement de se passer d’une distribution physique. De quoi prévoir un beau bras de fer avec les joueurs.</p>
<h3><img class="aligncenter size-full wp-image-849" title="prix-jeux-video-assassins-creed" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/07/prix-jeux-video-assassins-creed.jpg" alt="prix-jeux-video-assassins-creed" width="498" height="139" /></h3>
<h3><span style="color: #ffffff;">…et recentrer le débat</span></h3>
<p>Quand bien même la valeur intrinsèque d’un jeu n’a pas bougé un dix ans, les joueurs n’ont pourtant cessé de critiquer avec vigueur l’évolution des prix. Aujourd’hui confronté à un écosystème économique complexe, il devient donc primordial de se focaliser sur les vrais problèmes, d’un point de vue du consommateur et de l’éditeur. Pour le premier, il n’a jamais été aussi important d’engager l’analyse non plus financièrement parlant, mais qualitativement et quantitativement. La question n’est pas de savoir si un jeu est cher ou non, son prix est ce qu’il est, mais bien s’il vaut son prix. En toute objectivité, les dernières années ont permis d’assister à un indéniable nivellement vers le haut des valeurs de production, voyant des jeux de grande qualité sortir en abondance. Alors qu’on souligne avec nostalgie et à juste titre, l’excellence des jeux rétro, impossible de nier l’incroyable évolution qu’a connue le média. A tous les niveaux, le jeu vidéo n’a cessé de progresser, c’est une évidence. On pourrait d’ailleurs là encore revenir sur une autre idée reçue, celle du raccourcissement inexorable de la durée de vie des jeux et qui expliquerait le grognement ambiant. C’est en effet oublier à quel point on passait il y a quelques années de cela, le plus clair de son temps à mourir et à recommencer des jeux finalement très courts, parfois beaucoup plus courts que ceux qu’on met justement en avant pour cela aujourd’hui. Sans parler des modes multi-joueurs, online ou non. Le jeu vidéo reste un média parfois difficilement accessible, c’est un fait. Pour autant, son prix semble parfaitement justifié au regard de ce que l’on trouve aujourd’hui sur nos étales. Reste que la question du prix est toujours indissociable de l’achat d’un jeu, est c’est là qu’il est aujourd’hui important pour les éditeurs de penser avec la plus grande des clairvoyances à des politiques économiques pertinentes et en accord avec leurs consommateurs : le virage entamé récemment peut ainsi paraitre brutal, même encouragé par un contexte quelque peu délicat. Se mettre à dos les joueurs serait sûrement la pire chose à faire, d’où l’obligation de trouver des moyens de financements supplémentaires adaptés à la situation et aux clients, mais aussi de repenser la production de jeux de manière globale. Même si la franchise de certains éditeurs est parfois perçue comme de la démagogie, elle le sera d’autant plus si les solutions vont à l’encontre de ceux qui permettent à l’industrie de vivre.</p>
<p><span style="color: #ffffff;">S’il est toujours plus agréable de parler du jeu vidéo pour les expériences qu’il propose (c’est pour ça qu’on l’aime), on ne peut pour autant le dissocier du contexte économique dans lequel il baigne. Un contexte d’ailleurs longtemps chaotique, qui explique en partie le crash de 1983, mais qui est aujourd’hui encore à la recherche de bases solides. Le jeu vidéo étant avant tout une industrie, le contenu reste ainsi intimement lié à ces problématiques financières. C’est d’ailleurs précisément parce que le jeu vidéo est allé trop vite compte tenu du système économique qui le régit que cette course effrénée vers la démesure risque de s’estomper. Elle a d’ailleurs déjà commencé. Actuellement sur un plateau technologiquement parlant, c’est l’occasion pour le média de respirer : la prochaine génération de consoles devrait voir les pratiques de jeu évoluer à défaut de la puissance brute, tandis qu’ont voit se multiplier des projets à petit budgets, plus simples à gérer et à rentabiliser, mais qui dès lors, laissent un peu plus de place à la créativité. Le joueur n’est donc pas toujours le dindon de la farce comme on peut l’imaginer : naturellement exigent, il ne doit pas moins en demeurer tolérant et ouvert aux problématiques réelles liées à une industrie toujours à la recherche d’un socle saint et confrontée en permanence à une évolution à laquelle elle participe mais dont elle est aussi parfois victime.</span></p>
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		<title>Lâcher GTA 4 après 3h, et ne plus décrocher de Red Dead Redemption</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 11:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philid</dc:creator>
		
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Dernier titre signé Rockstar, Red Dead Redemption cultive bon nombre de points communs avec un certain GTA, à tel point qu’il était d’ailleurs présenté par son développeur comme une transposition de ce dernier dans l’univers du western. Pourtant, Red Dead Redemption va plus loin, explore des pistes, développe des nouveaux systèmes que l’on devrait très [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-820" title="red-dead-redemption-129" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/06/red-dead-redemption-129.jpg" alt="red-dead-redemption-129" width="525" height="137" /></p>
<p>Dernier titre signé Rockstar, Red Dead Redemption cultive bon nombre de points communs avec un certain GTA, à tel point qu’il était d’ailleurs présenté par son développeur comme une transposition de ce dernier dans l’univers du western. Pourtant, Red Dead Redemption va plus loin, explore des pistes, développe des nouveaux systèmes que l’on devrait très certainement voir se multiplier dans ceux que l’on appelle les « jeux à monde ouvert », tant ils fonctionnent remarquablement.</p>
<p><span id="more-819"></span></p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Incompatibilité système</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-821" title="gta4-1" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/06/gta4-1.jpg" alt="gta4-1" width="164" height="192" align="right" />J’avoue humblement ne jamais avoir terminé un seul épisode de GTA. Pour autant, je voue un profond respect au savoir-faire unique démontré par Rockstar, véritable maître étalon et ambassadeur du « free roaming », jeu à monde ouvert, jeu bac à sable, à votre bon vouloir. GTA 4 est à ce titre un exemple à mon sens hautement signifiant. Un titre remarquable à tous les niveaux, mais incapable de capter mon attention plus de 3h. Outre une liberté offerte au joueur qui n’a pas son égale, ce quatrième épisode permet à Rockstar, en tout cas de ce que j’en ai vu, de démontrer un ensemble de talents évidents pour le média en général, aussi bien techniquement que créativement. J’enfonce une porte ouverte, mais tout en offrant un background riche et calibré, GTA 4 a cette force de permettre au joueur de vivre, par intermittence, sa propre histoire. Au centre d’un système complexe dont on devine tout de même les ficelles, il lui offre régulièrement un bac à sable qui déborde de possibilités, dans lequel seul le joueur décide de ses actions. Qui n’a jamais abandonné le temps de quelques heures les missions proposées pour aller piquer une bagnole et foutre un énorme boxon ? Une délicieuse sensation de liberté, qui permet de laisser son imagination travailler, de vivre sa propre déchéance, son propre pétage de plomb. Aucun jeu n’a depuis, ne serait-ce qu’une seule seconde, pu prétendre à égaler de telles mécaniques. Excepté Red Dead Redemption.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Manhattan : île de la tentation</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-822" title="gta4-3" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/06/gta4-3.jpg" alt="gta4-3" width="158" height="210" align="left" />Reste alors à savoir ce que l’on fait d’un tel système. Ainsi, GTA fait le choix d’offrir cette liberté, littéralement. Le titre laisse ainsi le joueur totalement libre d’en profiter, peut être même d’en abuser. Il ne met aucune barrière. Il incite même le joueur, le plus souvent au dépend du cadre plus pragmatique du jeu voyant s’enchaîner les missions. A telle point même, qu’à force de goûter à cette liberté, il peut sembler difficile de se mettre de nouveau sur des rails, et progresser de manière plus terre-à-terre. Au-delà de la liberté, le soin avec lequel Rockstar tisse son scénario, multiplie les personnages hauts en couleurs, enchaîne les références est ici une véritable nécessité, tant ces éléments permettent de récompenser le joueur pour son investissement. Car précisément, GTA 4 est de ces titres qui tout en en offrant énormément, demandent aussi beaucoup. Je n’ai très certainement pas assez donné, ne parvenant jamais à véritablement reprendre le fil d’un scénario pourtant remarquable, toujours, de ce que j’ai pu en voir. En me donnant les clés de son bac à sable, Rockstar n’aura finalement jamais assez récompensé mon investissement, limitant au maximum les conséquences de mes actes déviants. Tuez qui bon vous semble, créez le plus mémorable des chaos, mourrez, et vous n’aurez alors pour punition qu’un simple rendez-vous au commissariat dans les premiers cas, à l’hôpital dans l’autre. Tout semble donc être une question de dosage, de limite. Malgré un univers aux mécaniques exemplaires capables de donner une véritable illusion de vie au sein de la mégalopole américaine, GTA 4 se tire une balle dans le pied en faisant intervenir l’incohérence la plus totale aux milieux d’un système supposé réaliste. Toujours pour ma part, bien entendu. D’autant plus que je suis le premier à avouer aimer cette liberté, prenant un malin plaisir à tester constamment ses limites. Reste qu’aussi riche soit le titre, son séquençage finalement assez sec ne permet pas d’offrir au joueur décidé à vivre le temps de quelques heure sa propre histoire, des éléments suffisamment impliquant. Là où on présente souvent GTA 4 comme une simulation de vie, on se retrouve devant un pur divertissement, un jeu. Jeu au combien jouissif, tout du moins le temps de faire rapidement le tour des délits imaginables.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">L’envie d’y croire</span></h3>
<p>Un constat terriblement frustrant en ce qui me concerne, tant j’entrevois le potentiel d’immersion d’un GTA 4. Je n’ai ainsi aucun mal à imaginer l’excellente expérience qu’ont pu avoir nombres de joueurs, j’éprouve le plus grand respect pour cette association brillante de systèmes, mais n’ai jusqu’à aujourd’hui jamais eu la volonté de me plonger au cœur de son histoire. C’est précisément là que Red Dead Redemption fait très fort. Inconditionnel du western, j’ai toujours considéré que l’univers était sous exploité par notre média adoré, alors qu’il développe un background parfaitement adapté au jeu vidéo. Le premier Red Dead, Revolver de son nom, avait d’ailleurs déjà su délivrer un univers soigné, suffisamment pour rendre charmant un titre au développement chaotique. L’idée de voir Rockstar mettre tout son talent dans un tel titre était évidemment terriblement séduisante. GTA a ainsi démontré une capacité évidente à s’approprier la grammaire du cinéma, sans pour autant lui offrir une véritable forme d’interactivité, comme je l’explique plus haut, répartissant exclusivement ces éléments scénaristiques dans des « missions » finalement structurées avec un certain dirigisme. Reste que le potentiel était énorme et que le résultat va à tous les niveaux au-delà de mes attentes. Red Dead Redemption s’impose comme la suite logiques d’Il était une fois dans l’Ouest ou du Bon la Brute et le Truand, mais aussi comme une aventure réellement interactive, incontestablement immersive.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Il était une fois dans un jeu vidéo</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-823" title="red-dead-redemption-2" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/06/red-dead-redemption-2.jpg" alt="red-dead-redemption-2" width="140" height="180" align="right" />Il y a tout d’abord le western, qui avant de désigner un genre de film, symbolise un espace. Un cadre qui sied à merveille à Rockstar, devenu maître dans l’art de donner de la consistance à l’espace. Espace qui prend ici un tout autre volume que dans un GTA. Là ou ce dernier inscrit le joueur dans une mégalopole où se multiplient les buldings, les rues, plus généralement l’activité, c’est dans son « dépouillement » que Red Dead Redemption permet de prendre totalement conscience de l’immensité du monde dans lequel on se trouve. Avec ses paysages splendides qui s’étalent à perte de vue, Rockstar fait du western son personnage principal. L’environnement ne cesse d’évoluer, au rythme de ses occupants, de la pluie et du beau temps, du joueur et de son état d’esprit. Un vide d’apparat donc, qui permet de donner énormément de volume au moindre détail, de laisser le joueur respirer et ainsi, faire pleinement corps avec lui. Le soin apporté à la bande son est saisissant, qu’il s’agisse des musiques qui lorgnent incontestablement du côté d’Enio Morricone, du doublage extrêmement convaincant ou des bruitages qui participent pleinement à cette parfaite alchimie. Ce tableau quelque peu idyllique est sans doute en partie influencé par l’amour que je porte au genre western, avouant volontiers une certaine fascination pour les œuvres de Sergio Leone. Cela dit, difficile de ne pas non plus affirmer mon attachement à des longs métrages comme Heat ou Scarface, dans lesquels GTA puise évidement une partie de son background. Il semble donc que RockStar soit parvenu à trouver avec Red Dead Redemption, l’univers idéal auquel appliquer sa formule, alors même qu’il dénote évidemment avec ce que le studio avait jusqu’à présent réalisé. Une formule qui a d’ailleurs sensiblement évolué.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Finie l’impunité</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-824" title="red-dead-redemption-3" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/06/red-dead-redemption-3.jpg" alt="red-dead-redemption-3" width="151" height="198" align="left" />J’évoquais plus haut, l’impunité totale du joueur lorsqu’il décide de tester les limites du système proposé par GTA. Une impunité qui donne au jeu un aspect profondément cathartique avec ce que cela implique de bon et de moins bon. Red Dead Redemption tranche radicalement avec cet aspect, puisqu’il intègre parallèlement des notions d’honneur et de réputation. Dans les faits, vos actions, moralement signifiantes, influent directement les deux jauges en question et par-dessus tout votre environnement. Difficile de savoir si les missions proposées le sont également. Je ne pense pas, mais la fluidité et la transparence avec lesquelles on évolue dans cette aventure ne permettent pas vraiment de l’affirmer. Ainsi, vos actes ont cette fois-ci de véritables conséquences, restent gravées, elles influent votre progression, elles impactent aussi directement le joueur qui, dès lors qu’il décide d’être un gentleman ou la pire des ordures, assistera très clairement à l’évolution de son comportement et s’impliquera en conséquent. Une nouveauté qui change énormément l’expérience proposée et la facilité avec laquelle le joueur entre dans la peau de John Marston, le cowboy en question. Red Dead Redemption, s’il laisse en surface moins de liberté au joueur, lui permet finalement de pleinement se réapproprier son univers et son personnage en lui offrant plus, récompensant chacun de ses actes. Nouvelle porte ouverte enfoncée : trop de liberté tue la liberté. Ainsi, Rockstar parvient ici à encrer cette liberté dans un monde cohérent et qui réagit à vos actions. Ces nouvelles contraintes donnent ainsi l’illusion d’un monde crédible, dans lequel, libre de faire ce que bon lui semble ou presque, le joueur n’est finalement pas tenté de dépasser ces limites. On s’en approche tout de même régulièrement, le titre n’étant pas sévère et donnant la chance de se racheter aisément d’un acte contraire à sa ligne de conduite. Reste un subtil équilibre, qui, au-delà d’offrir au joueur un énorme bac à sable, lui offre un univers, ses personnages, son scénario, ses codes, ses règles, et l’invite à tisser une histoire sensée. On se retrouve en constante connexion avec ce qui nous entoure : l’impact qu’ont nos actions est palpable, mais Rockstar renforce cette sensation à l’aide de quelques mécanismes d&#8217;une extrême pertinence.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Les subtilité d’un profond changement</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-825" title="red-dead-redemption-5" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/06/red-dead-redemption-5.jpg" alt="red-dead-redemption-5" width="141" height="189" align="right" />Par petites touches, Red Dead Redemption parvient à se détacher du dirigisme d’un GTA 4. Le terme est sans doute trop fort, mais il souligne le découpage quelque peu abrupt du titre, qui sépare de manière radicale les phases de totale liberté et celles impliquant des objectifs à atteindre. Quand bien même le joueur est libre de choisir de faire ou pas certaines missions et même de choisir l’ordre dans lequel les remplir, cette dissociation franche entre phases de narration et phase de liberté a, toujours en ce qui me concerne, pour effet de créer une certaine distance entre le jeu et moi. Red Dead Redemption de son côté, développe un système quelques peu différent. Si le jeu est toujours divisé en missions, il surprend régulièrement le joueur en lui proposant des séquences en apparences aléatoires, intervenant alors même qu’on se croit libéré de tout objectif. Secourir une fille de joie sur le point de se faire massacrer, rattraper des bandits qui viennent de s’échapper, sauver un homme pourchassé par un troupeau de loups… Quelques exemples des situations dans lesquels vous vous retrouverez souvent. Alors qu’on pouvait craindre le supposé vide d’un désert, ces événements lui confèrent une forme de vie, obligeant le joueur à rester alerte, l’incitant à ne pas perdre le fil. Bien entendu, la répétition de certains événement amènent un léger sentiment de déjà vu, ces séquences ne proposant pas un nombre illimité de situations. Elles restent cela dit suffisamment variées, surprenantes et impliquantes pour remplir à merveille leur rôle. Elles sont d’ailleurs distillées avec soin, offrant au joueur quelques moments de répits bienvenus : c’est une fois imprégné de cet univers, complétement immergé que l’on prend un délicieux plaisir à profiter du vide. Galoper sur des kilomètres, admirer un splendide coucher de soleil, ressentir les frissons d’une lourde averse en pleine nuit, camper devant la chaleur d’un feu de bois… Autant de moment de rien qui laissent le joueur libre cette fois- ci de rentrer en contact avec cet environnement à la richesse saisissante.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">To be continued…</span></h3>
<p>Si la formule semble donc en apparence la même, Red Dead Redemption multiplie les nuances et parvient à livrer une expérience à mon sens beaucoup plus captivante, ou plus simplement exceptionnelle si l’on sort un peu du cadre de la comparaison. Quel bonheur de pouvoir pleinement profiter du talent inouï du studio, grâce à un titre qui me parle, plus qu’aucun GTA ne l’a jamais fait certes, mais comme peu de jeux l’ont fait tout court. Alors même que plusieurs s’essaient encore avec un très relatif succès aux jeux à monde ouvert façon Rockstar, le développeur fait ici preuve de tout son savoir-faire. Le pari était somme toute risqué, mais démontre aussi bien une parfaite maîtrise du game design propre au genre (et qu’ils ont quelque part créé) , un sens de la narration étonnant, entre réappropriation judicieuse et adaptation à l’univers vidéoludique pertinente, et surtout, une volonté de progression, un désir de faire sans cesse évoluer la formule et ainsi proposer aux joueurs des expériences léchées, à classer directement parmi les incontournables du média jeu vidéo. Il ne reste alors plus qu&#8217;à attendre ce que Rockstar nous prépare pour  une fois de plus, assister à une nouvelle leçon de game design. Entre  autres.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-827" title="red-dead-redemption-1" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/06/red-dead-redemption-1.jpg" alt="red-dead-redemption-1" width="525" height="124" /></p>
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		<title>Critique: Alan Wake</title>
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		<pubDate>Mon, 17 May 2010 11:04:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Philid</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>

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		<description><![CDATA[
Constamment repoussé, Alan Wake arrive pour de bon sur Xbox 360. Un accouchement quelque peu douloureux, long, à tel point qu’on avait presque oublié le talent de Remedy pour conter des histoires intéressantes, percutantes. Reste qu’avec un réveil aussi difficile, il semblait sage d’attendre d’Alan Wake un titre séduisant mais perfectible. État d’esprit pertinent, puisque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-786" title="alan-wake1" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/05/alan-wake1.jpg" alt="alan-wake1" width="525" height="147" /></p>
<p>Constamment repoussé, Alan Wake arrive pour de bon sur <strong>Xbox 360</strong>. Un accouchement quelque peu douloureux, long, à tel point qu’on avait presque oublié le talent de Remedy pour conter des histoires intéressantes, percutantes. Reste qu’avec un réveil aussi difficile, il semblait sage d’attendre d’Alan Wake un titre séduisant mais perfectible. État d’esprit pertinent, puisque c’est quand on s’y attend le moins, que les surprises sont les meilleures.</p>
<p><span id="more-785"></span></p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Page blanche pour jeu sombre ?</span></h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-791" title="alan-wake4" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/05/alan-wake4.jpg" alt="alan-wake4" width="184" height="237" align="right" />Il y a des jeux comme ça, qui d’un bout à l’autre de l’aventure marquent le joueur, lui permettent de vivre une expérience terriblement prenante, en tout cas suffisamment pour refuser de lâcher son pad, alors même que le bon sens, et surtout, l’heure tardive affichée sur son réveil nous disent le contraire. Des jeux qui respirent la passion, le talent, et le dévouement d’un studio dans le but d’offrir au joueur un jeu aussi soigné que possible. L’expérience est ravissante, tant et si bien que livrer un avis est au combien difficile. Malgré le très humble nombre de visiteurs qui parcourent mon blog, je ne peux en effet décemment pas imaginer ne pas transmettre à travers ces lignes, cette espèce d’excitation mêlée de plaisir qu’a été pour moi Alan Wake et donc pourquoi pas, vous amener à aller, à votre tour, débourser cette soixantaine d’euro. D’autant plus qu’à l’heure où le jeu vidéo voit débarquer des titres enfin matures, à la narration léchée et au scénario prenant, investir sur ce type de produit devient une nécessité. En tout cas si l’on souhaite un tant soit peu voir se multiplier ces expériences, véritable vent d’air pur entre deux partie de Fifa ou de FPS. Heavy Rain faisait partie de ces titres et semble aujourd’hui avoir réussi son pari avec des ventes honorables. Ne pas réserver le même destin à Alan Wake serait criminel.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Trou noir</span></h3>
<p>Le titre de Remedy tire toute sa force d’un habile mélange entre scénario et narration, entre qualité du script et la manière de le délivrer. Dès les premiers instants, le studio démontre ainsi un talent unique pour immerger le joueur et l’amener à vivre une histoire remarquablement écrite. Alan Wake, écrivain en panne d’inspiration décide de prendre quelques vacances bien méritées dans une petite ville visiblement paisible, paumée en pleine montagne. Des vacances qui tournent rapidement au drame : se réveillant au volant d’une voiture accidentée, Al’, pour les intimes, n’a aucun souvenir de la semaine qui vient de s’écouler. C’est d’autant plus inquiétant, que le romancier ne sait absolument pas où se trouve sa femme. C’est là qu’entrent en scène de précieuses pages de manuscrit, distillée un peu partout au cours de l’aventure : Alan comprend rapidement qu’il a profité de cette semaine pour écrire un tout nouveau roman, roman qui prend vie sous ses yeux. Ces fameuses pages donnent à un scénario particulièrement habile, mélange de surnaturel et de thriller, un exquis relief. Revenant parfois sur des événements déjà passés, mais aussi laissant apparaitre l’avenir du héros, elles tissent finalement une toile complexe, un puzzle d’envergure qui au fur et à mesure donne des pistes, en dévoilent un peu plus. Un système remarquable et remarquablement mis en place. Le joueur se retrouve dans la situation exacte du héros, totalement perdu, cherchant à comprendre, esquissant des hypothèses, à la recherche de la moindre information. Dès lors, l’identification qui s’opère agit avec une force remarquable, notamment appuyée par une narration percutante, immersive au possible.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Psychological action thriller</span></h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-788" title="alan-wake-8" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/05/alan-wake-8.jpg" alt="alan-wake-8" width="166" height="209" align="left" />Alan Wake parvient donc à déployer un scénario particulièrement efficace. Puisant ses références dans l’abondante littérature de Stephen King mais ne reniant pas quelques classiques du cinéma (Al’ fait directement référence à l’écrivain, mais aussi à l’Antre de la folie), il développe un propos d’une intelligence remarquable. Il met ainsi en confrontation l’auteur de l’œuvre et l’œuvre elle-même et intègre d’ailleurs le joueur qui perds à son tour le contrôle, cherchant à progresser, à prendre le pas sur le jeu, se laissant finalement emporter par ce récit au propos fin et amené avec habileté. Si le titre a droit à son lot de cinématiques qui prouvent à quel point Remedy a su s’approprier la grammaire du 7<sup>ème</sup> art, la majeure partie de l’histoire évolue manette en main. C’est certainement là que le studio nordique démontre un talent quasi inégalé, dans la manière avec laquelle il parvient à faire évoluer le récit concrètement sans pour autant contraindre le joueur à poser son pad. Visiblement attaché à l’importance des mots, Remedy invite ainsi le joueur à faire corps avec le personnage qu’il incarne puisqu’il peut entendre régulièrement les pensées de ce dernier. Procédé déjà aperçu dans Max Payne, il donne clairement de la profondeur au personnage, dont l’état mental est une composante clé de l’histoire. Des pensées qui invitent à une profonde introspection, mais qui s’intègrent d’autant plus au titre qu’elles servent directement son game design, donnant parfois des indications sur les actions à effectuer. Parallèlement à ces moments d’intimité entre le joueur et celui qu’il incarne, le titre multiplie les séquences au cours desquelles on nous propose de contrôler Al’ tout en assistant au déroulement du scénario. Relativement guidé, le jeu laisse suffisamment de liberté au joueur qui n’est alors pas brutalement éjecté de son expérience, d’autant plus que vos initiatives sont constamment récompensées. En effet, libre à vous d’aller ou non parler avec une population hétéroclite mais surtout, généreuse lorsqu’il s’agit de vous livrer des détails bienvenus, de densifier une mythologie particulièrement riche. Le joueur impacte donc définitivement sur le déroulement du titre et construit progressivement sa propre aventure malgré une progression finalement assez dirigiste.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Previously on Alan Wake</span></h3>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-793" title="alan-wake6" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/05/alan-wake6.jpg" alt="alan-wake6" width="160" height="209" align="right" />Preuve de ce relatif dirigisme, la segmentation du jeu en épisodes, à la manière des séries TV d’outre Atlantique. Concrètement, Alan Wake se divise en 6 épisodes à la durée variable, mais tournant autour d’une heure et demi en moyenne. Souvent mis en avant au cours de diverses présentations du jeu, ce découpage épisodique se révèle efficace et permet au titre de gagner en rythme, les cliffhangers fonctionnant plutôt bien. Si cette narration feuilletonnante déjà entrevue dans Alone in the Dark 4 est très agréable et permet à Remedy d’affirmer une forme d’attachement au genre (le jeu fait directement référence à la série Twilight Zone), tout ceci permet surtout de compléter un tout, de donner encore un peu plus de relief à une narration remarquable, multipliant les procédés, plongeant le joueur au cœur d’un scénario intelligent et qui sert de background à un constant mélange d’action et d’aventure. De quoi développer une ambiance unique, hypnotique.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">La peur du noir</span></h3>
<p>Élément scénaristique de premier ordre, l’obscurité et la lumière contribuent énormément à l’ambiance du titre. Une obscurité synonyme de danger et dans laquelle évoluer est le plus souvent pesant. S’il cultive une certaine ressemblance avec des titres comme Silent Hill ou Resident Evil, jouant clairement sur la peur, mêlant surnaturel et réel, développant un scénario mystique et dérangeant, Alan Wake s’éloigne énormément du genre Survival Horror. En effet, le jeu collectionne les scènes d’actions : progressant dans le noir, le plus souvent dans une forêt oppressante, Al’ devient la cible privilégiée de multiples ennemis. Possédés par une substance noire peu sympathique, vos assaillants, aussi bien des humains que des objets, semblent prendre un malin plaisir à tenter de mettre fin à votre vie. Découlant directement d’un background visiblement ultra travaillé, les affrontements reposent justement sur cette dualité entre lumière et obscurité. Afin de rendre ces opposants vulnérables, vous devez d’abord les aveugler de lumière. Toute la problématique consiste alors à gérer le plus habilement ces deux étapes, vos ennemis se faisant de plus en plus nombreux, de plus en plus coriaces. Jouant particulièrement sur le manque de visibilité de votre personnage, ces scènes d’action dynamiques instaurent une véritable tension. Constamment alerte, tentant de distinguer la véritable menace du simple buisson frétillant, vous ne vous étonnerez plus de sursauter à maintes reprises. Pour autant, on baigne ici dans des séquences de pure action : les munitions sont généreusement disséminées un peu partout, les armes sont nombreuses, l’action frénétique, le tout habilement mis en scène à l’aide d’effets de lumière et de ralentis utilisés avec parcimonie. Suffisamment en tout cas pour nous rappeler que Remedy était directement à l’origine de l’avènement du Bullet time dans le jeu vidéo même si le héros n’a rien du poseur matrixien.  Al’ se dirige avec aisance, et la difficulté survient avant tout de l’abondance ou de la vivacité des ennemis.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Atmosphère</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-794" title="alan-wake3" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/05/alan-wake3.jpg" alt="alan-wake3" width="142" height="191" align="left" />Si l’on prend plaisir à dégommer du monstre, Remedy a eu l’intelligence de ne pas faire d’Alan Wake un simple jeu d’action. Si le jeu est segmenté en séquence d’exploration de jour / séquences d’actions la nuit, il offre suffisamment de possibilités pour ne pas avoir l’impression d’être constamment sur des rails. Dirigiste, le titre procure une véritable sensation de liberté en récompensant une fois de plus les aventuriers les plus curieux. Libre à vous de suivre le chemin prévu à cet effet, mais ce serait passer à côté de bons nombres de bonus. Pages du roman, armes, thermos de café viendront distinguer les plus courageux : Al&#8217; progresse dans une végétation dense, assez pour emmener le joueur à perdre facilement ses repères.  Bright Falls, cette petite bourgade paumée semble ainsi s&#8217;étendre sur plusieurs kilomètres de large. Une sensation renforcée par des séquences en voiture qui une fois de plus, donnent accès à un environnement vaste et surtout crédible. Bright Falls s’étend à perte de vue, et sa situation montagneuse donne du sens aux possibilités restreintes. Prendre son temps et visiter est d’autant plus intéressant que vous serez amenés à découvrir au grand jour des lieux déjà arpentés mais plongé en pleine obscurité. L’atmosphère n’a alors rien à voir, tant on peut se sentir en sécurité et respirer un peu sous les rayons aveuglants du soleil. La nuit emporte avec elle tous les dangers, donne vie aux ombres et fait de chaque lueur, un véritable havre de paix. Si le titre n’est pas forcement irréprochable d’un point de vue purement graphique, on a quand même du mal à percevoir les difficultés qu&#8217;on dû rencontrer Remedy pour constamment mettre à jour un titre maintes fois repoussé. Presque 5 ans après la diffusion des toutes premières vidéos, le jeu s’en tire aujourd’hui avec les honneurs et ne dénote pas lorsqu’on le compare à la qualité globale de la production actuelle. Certaines textures manquent de finesses tandis que tous les personnages n’ont visiblement pas eu droit au même traitement de faveur, notamment concernant leurs visages. Pour autant, le travail effectué sur l’atmosphère visuelle du titre, et tout particulièrement sur la lumière est remarquable. Le grain de l’image, la palette de couleurs, et par-dessous tout l’abondance de détails donnent à Bright Falls un véritable cachet, une agréable authenticité et rendent l’obscurité encore plus pesante qu’elle ne l’est naturellement. Le tout permet alors de servir une direction artistique à toute épreuve : le boulot effectué pour donner vie aussi bien à la faune qu’à la flore est admirable.</p>
<h3><span style="color: #ffffff;">Bouh !</span></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-796" title="alan-wake2" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/05/alan-wake2.jpg" alt="alan-wake2" width="147" height="220" align="right" />Un travail mis en valeur par une attention évidente portée à l’enrobage sonore d’Alan Wake. Les bruitages participent eux aussi à cette sensation d’oppression, notamment en forêt, lorsqu’Al’ se retrouve livré à lui-même. La partition musicale est parfaitement dans le ton, et vient étoffer une expérience déjà exquise. Entre musique d’ambiance et morceaux de très bon goût, on sent une fois de plus la minutie et l’intelligence avec lesquelles les gars de chez Remedy ont bossé. Mention toute spéciale aux doublages français tant j’ai du mal à trouver un seul titre qui puisse rivaliser avec ce dernier. Un soin apporté capital dans le ressenti final d’Alan Wake : la majeure partie du récit passe en effet par la voix d’Al’ et la justesse avec laquelle ce dernier est incarné permet de ne pas tout faire tomber à l’eau, bien au contraire. Un travail sur le son qui donne donc encore un peu plus de volume à cette succulente expérience. Une expérience imparfaite mais pleine de charme.<br />
Ainsi, on peut notamment reprocher au titre un problème de rythme, notamment dans la répartition entre scène d’action et d’aventure. On passe parfois de trop longues minutes à enchaîner les combats. Non pas que les mécaniques utilisées soient inintéressantes, mais cette accumulation laisse parfois le rythme retomber, laissant le joueur frustré impatient d’en découvrir plus. Alors que Remedy était avant tout réputé pour sa capacité à mettre en scène l’action de bien belle manière, Alan Wake se savoure avant tout par sa narration ambitieuse, terriblement immersive, au service d’un scénario jouissif. En sort une aventure passionnante mais dont on se délecte pleinement qu’une fois, limitant dès lors l&#8217;intérêt que peut avoir le joueur à retenter l&#8217;expérience. On ne peut du coup qu’être impatient de goûter à sa suite d’ores et déjà écrite, en espérant simplement ne pas avoir à attendre cinq années de plus.</p>
<p><strong><span style="color: #ffffff;">Remedy livre avec Alan Wake, une véritable démonstration de son talent et presque cinq années de développement n’auront finalement pas empêché le titre de devenir un incontournable de la Xbox 360. Développant une intrigue intelligente, aux multiples niveaux de lecture et extrêmement prenante, le studio fait preuve d’un savoir-faire inimitable pour la narration, au cœur même de l’expérience proposée. Mature dans les thèmes qu’il aborde, habile dans son gameplay, Alan Wake ne parlera peut être pas à tout le monde, tant il développe un récit profond, lourd de sens et qui dénote complétement avec le classique pan pan boum boum auquel on a trop souvent droit. Construit comme une série, véritable hommage à la littérature fantastique, bourré de références au 7ème art, Alan Wake est surtout un jeu vidéo qui se suffit à lui-même. Atmosphère ultra travaillée, sens du détail, mise en scène délicieuse : Remedy a pris le temps avant de laisser Al’ entrevoir la lumière du jour et ils ont bien fait.</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ffffff;"><img class="size-full wp-image-798 alignleft" title="alan-wake5" src="http://www.mygamerslife.fr/wp-content/uploads/2010/05/alan-wake5.jpg" alt="alan-wake5" width="525" height="179" /><br />
</span></strong></p>
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